L'Église Unie du Canada

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Chronologie

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1604 Première implantation des Français à l’île de Sainte-Croix, sous la conduite de Pierre Du Gua de Mons, huguenot.
1608 Fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain, d’origine protestante et mandaté par le gouverneur général protestant Du Gua de Mons.
1685 Révocation de l’édit de Nantes et des garanties des libertés civiles et religieuses pour les protestants.  Au Québec, les protestants français survivent comme individus sans droits de culte ni charge civile.
1834 Reprise publique de la présence protestante francophone avec l’arrivée de missionnaires suisses et français.
1838 Première paroisse francophone protestante (Saint-Blaise).
1839 Création de la Société missionnaire canadienne-française (FCMS, interconfessionnelle) vouée à l’évangélisation francophone au Québec.
1841 Première paroisse francophone protestante à Montréal (Mission Saint-Jean, aujourd’hui Église Unie Saint-Jean, angle Sainte-Catherine et de Bullion, de l’Église Unie du Canada).
1846-1972 Installation de l’Institut français (collège) à Pointe-aux-Trembles qui accueille des élèves de toutes confessions et d’origines diverses, y compris des catholiques et les enfants des Patriotes excommuniés. Ce sera un des tout premiers établissements d’enseignement progressiste au Québec à dispenser un enseignement mixte – garçons et filles ensemble – en 1868.
1862 Chants évangéliques (premier recueil avec musique) de Laurent-E. Rivard, utilisé jusque dans les années 1970).
1866 Fondation du journal L’Aurore (interconfessionnel, paraîtra jusqu’en 1988).
1875 Création de l’Église presbytérienne du Canada (anglophone avec une mission francophone,) fusion de quatre branches presbytériennes canadiennes.
1880 Dissolution de la Société missionnaire canadienne française; 86 agents (pasteurs, évangélistes, colporteurs), environ 9 000 membres convertis à la foi protestante.
1884 Création de l’Église méthodiste au Canada (anglophone avec secteur francophone).
1900 70 pasteurs francophones, une centaine de points de mission, et 6 000 élèves déjà formés à l’Institut français évangélique de la Pointe-aux-Trembles.
1906-1912 Dissolution des comités d’évangélisation propres au Québec (presbytérien, méthodiste, anglican…) au profit de l’évangélisation en anglais au Canada, particulièrement dans l’Ouest. Début du déclin du protestantisme de langue française.
1925 Création de l’Église Unie du Canada. Union des Églises congrégationaliste, méthodiste et presbytérienne, puis des Frères évangéliques chrétiens en 1968. Toutes les paroisses francophones de ces confessions choisissent l’Union pour se développer ensemble et en solidarité.
1929 Fusion de l’Institut méthodiste français (Westmount) avec l’Institut français évangélique de Pointe-aux-Trembles (presbytérien venu à l’Église Unie).
1930-1950 Francoprotestants en baisse. Soutien financier plus faible, fermeture du centre de formation théologique et d’écoles, éparpillement, exclusion des écoles catholiques, intégration puis assimilation des francoprotestants dans le réseau scolaire angloprotestant.
1931 Au recensement, 11 581 protestants d’origine canadienne française.
1936 L’Église Unie ordonne la première femme au ministère pastoral, Lydia Gruchy. Les femmes n’ont pas encore le droit de vote au Québec.
1940 30 pasteurs francoprotestants, 4 600 fidèles, 11 paroisses francophones.
1944 Fondation du Conseil canadien des Églises.
1954 Création par le pasteur Edmond Perret de la revue francophone à vocation protestante, œcuménique et sociale de l’Église Unie Credo, devenue Aujourd’hui Credo en 1974.
1955 Obtention d’une première classe française dans le Protestant School Board of Greater Montreal. Il faudra attendre les années 1980 pour que le système puisse se généraliser.
1955-70 Le Forum protestant permet un dialogue d’ouverture œcuménique, sociale et politique dans le contexte du brassage d’idées de la Révolution tranquille pendant une quinzaine d’années.
1960-1966 La Révolution tranquille change les mentalités et permet une plus grande ouverture aux groupes religieux autres que catholiques. Les protestants francophones sont parmi les pionniers de l’œcuménisme. L’Église Unie fonde le Centre Dialogue à Montréal, lieu de rencontre, de débat, de réflexion libre sur les grands thèmes de la vie religieuse, sociale et politique.
1961 Première classe du niveau secondaire en français dans la Commission des écoles protestantes.
1967 Expo universelle à Montréal, Terre des Hommes, témoignage d’un Pavillon chrétien unique, les protestants francophones et le Centre Dialogue ont servi de pont entre angloprotestants et francocatholiques pour permettre ce témoignage commun et unique.
1971-1979 Rapprochement inter-Églises dans la Zone pastorale francophone, collaboration étroite entre paroisses et pasteurs francophones anglicans, luthériens, presbytériens et de l’Église Unie en vue de créer un Conseil d’Églises francoprotestantes, qui ne verra pas le jour. Ce mouvement unitaire se continuera au sein de l’Église Unie pour donner naissance à la Zone pastorale francophone, puis au Consistoire Laurentien.
1973 École de Roberval, première école secondaire francophone protestante à Montréal.
1975 Célébration commune au Québec francophone des 50 ans de l’Église Unie et des 100 ans de l’Église presbytérienne au Canada. Projets communs de coopération, dont des camps de jeunes, formation de laïques et réunions pastorales.
1979 Union synodale francophone au sein du Synode Montréal et Ottawa de l’Église Unie : Unis pour servir ensemble.
1985 Création du Consistoire Laurentien qui regroupe sur une base non territoriale la majorité des paroisses francophones de l’Église Unie du Canada.
1986 L’Église Unie présente un Acte formel de repentance aux Premières Nations. Des francophones sont très engagés dans ce processus de justice.
1988 L’Église Unie du Canada, après un processus démocratique de réflexion et de débat de 12 ans, accepte l’ordination des personnes homosexuelles au même titre que tous les autres candidats et candidates aux ministères.
1990 30 % du réseau scolaire protestant au Québec est francophone (accueil des non catholiques de toutes provenances culturelles et religieuses), 90 % du réseau protestant francophone se concentre dans la région montréalaise.
1991 Un pourcent de la population de langue maternelle française se déclare protestante (majoritairement évangélique).
1998 L’Église Unie présente des excuses officielles aux Premières Nations et s’engage à marcher dans une voie de respect et de relations justes.
1998 Le Conseil général de l’Église Unie du Canada mandate une Commission composée d’anglophones, d’Autochtones, de francophones de diverses régions du Canada à venir « écouter le Québec » afin de mieux comprendre ses aspirations et aider à orienter l’Église.
1998 Entente – finalisée en 2000 – entre l’Université de Montréal et le Collège presbytérien, le Collège diocésain (anglican) et le Séminaire Uni pour la formation théologique en français.
2000-2003 Positions antiracisme de l’Église Unie.
2006-2007 Alliance entre les protestants francophones, les Autochtones, diverses communautés culturelles de l’Église Unie pour transformer l’Église et la société en vivant des relations justes. Le Conseil général de l’Église Unie vote pour le rapport Pour une vision transformatrice de l’Église, de travailler à une Église interculturelle basée sur des relations justes et mutuelles de respect. Tenue de rencontres d’écoute et de respect entre francophones, Autochtones et communautés culturelles de l’Église Unie.
2012 À son 41e Conseil général, l’Église Unie lance un processus de réflexion et de remise en question de ses structures et façons de faire, la Révision globale. Les francophones de l’Église Unie participent activement au processus en faisant connaître leur avis sur différents modèles d’Églises plus aptes à relever les défis de l’avenir.