Le 45e CG a convenu de présenter des excuses à la diaspora africaine pour l’esclavage et son héritage au Canada. Selon la responsable de l’équité et de la lutte contre le racisme, l’antiracisme exige des efforts à long terme guidés par la foi.
La deuxième Décennie permettra de poursuivre le travail entrepris de 2015 à 2024 et d’intensifier les efforts de justice réparatrice

Photo: ONU
En 2015, l’Église Unie s’est engagée à participer à la première Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine des Nations Unies (2015-2024). Cet engagement a été pris conjointement par l’Église Unie du Canada et l’Église Unie du Christ des États-Unis.
Au cours de cette première Décennie, l’Église Unie du Canada a créé un programme de bourses destinées aux jeunes noirs, qui a ensuite été élargi pour devenir un programme de bourses pour les jeunes autochtones et racisés. Tout au long de cette décennie, les Nations Unies ont offert des occasions de plaidoyer mondial et des efforts soutenus ont été déployés en faveur de l’éducation, de la réflexion dans la foi et de l’action au sein des communautés de foi locales. (Un article du magazine Mandate décrit certains de ces premiers efforts; vous trouverez un lien vers l’article dans la section Téléchargements au bas de cette page.)
Plus récemment, l’Église Unie du Canada s’est engagée à participer à la deuxième Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine des Nations Unies.
« En nous engageant, en tant qu’Église, à participer à une deuxième décennie, nous poursuivons le travail que nous avons commencé au cours de la première. Nous confirmons notre engagement à l’égard d’un projet à long terme qui s’inscrit dans les efforts continus de lutte contre le racisme et le racisme envers les personnes noires », a déclaré la pasteure Adele Halliday, responsable de l’équité et de la lutte contre le racisme de l’Église Unie du Canada. « C’est aussi l’occasion pour nous de nouer des relations œcuméniques avec d’autres communautés ecclésiales qui participent à la deuxième Décennie et d’envisager les répercussions plus vastes de ce travail collectif sur la société. » [traduction]
Les espoirs que l’on place dans cette deuxième décennie à l’échelle mondiale sont présentés dans une vidéo des Nations Unies (en anglais seulement). Quant à ceux de l’Église Unie à l’égard de celle-ci, ils seront précisés par le Groupe de travail sur les formes de l’héritage de l’esclavage des personnes d’ascendance africaine au sein l’Église.
Ce groupe de travail continuera également à consolider les engagements de l’Église Unie en matière de réparation et de justice réparatrice. Le 45e Conseil général ayant donné son approbation en 2025, il établira la marche à suivre pour formuler les excuses de l’Église Unie aux personnes d’ascendance africaine pour l’esclavage et les diverses formes de l’héritage de l’esclavage au Canada, et mènera les travaux qui s’y rattachent. (Les personnes souhaitant exprimer leur intérêt à devenir membre de ce groupe de travail peuvent en apprendre davantage à l’adresse suivante : https://egliseunie.ca/engagement-et-formation/emplois-et-benevolat/; les personnes intéressées par cette offre ou d’autres offres connexes doivent se manifester d’ici le 17 mars 2026.)
De façon plus générale, les travaux de lutte contre le racisme actuellement menés par l’Église sont guidés par le plan national d’action contre le racisme (qui a depuis été intégré au plan stratégique de l’Église). Le plan d’action sera mis à jour et révisé cette année. Les travaux se concentrent sur l’éducation et l’action, la théologie, la gouvernance, le plaidoyer et les changements systémiques au sein de l’Église et de la société dans son ensemble.
Téléchargements :
« Two Churches are Better than One » (Deux Églises valent mieux qu’une), magazine Mandate, hiver 2018 (en anglais seulement). https://united-church.ca/sites/default/files/two-churches-are-better-than-one.pdf