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Mot du Responsable (26 février 2026) – Rev. Dr. Emmanuel Djacoba Tehindrazanarivelo

Bilan et perspectives :

Vers un printemps du Protestantisme francophone de l’Église Unie du Canada

Samedi dernier, une rencontre des pasteurs et des leaders de la Table des Ministères en français (MiF) a eu lieu, animée par Stéphane Vermette. Sur le thème “mieux comprendre les MIF et l’Église Unie du Canada”, Stéphane nous a fait voyager dans l’histoire, l’évolution et la structure du Protestantisme francophone de l’Église Unie du Canada (EUC). Il nous a fait part au passage, de ce qu’une nouvelle réalité prend place. La croissance est réelle et tangible dans les MiF.

Diversité et richesse de nos communautés

Des communautés telles que Saint Paul à Namur, Saint-Marc à Ottawa, Saint-Jean à Montréal, Belle-Rivière à Mirabel qui ont été fondées au XIXe siècle, continuent à assurer leur présence. Ce sont les pionnières.

Certaines communautés comme Sainte-Adèle, Plymouth-Trinity, Trinity Danville, Accueil, la communauté francophone de Mont-Royal, ont éclos, issues des communautés anglophones. Elles se sont développées comme francophones ou bilingues et interculturelles.

La communauté de Sainte-Claire, qui se réunit et célèbre ses services exclusivement en zoom, est née du contexte de la COVID-19. Cette communauté à la pointe de la technologie, a créé un nouveau modèle d’être et de prier ensemble.

Aujourd’hui, la plupart des communautés sont hybrides, en présentiel et en virtuel, dans leur service de culte du dimanche.

D’autres communautés comme Saint-Pierre et Pinguet, la Mission Protestante de Toronto, la Mission Protestante de Montréal (autrefois Longueuil) rayonnent et desservent au-delà de leur localisation géographique.

La MPFT et la MPFM sont issues principalement des migrations récentes d’Afrique. Elles rassemblent plusieurs nationalités et touchent des centaines de personnes à travers le Canada. Le modèle hybride favorise grandement ce ministère.

Il existe aussi des communautés en regroupement linguistique faisant usage du français comme langue de communication comme les franco-swahiliphones. Des communautés très organisées et établies au Canada se sont rapprochées (Vancouver, Lethbridge, Winnipeg, Ottawa entre autres), d’autres se sont ralliées à l’EUC à travers les Ministères en français.

D’autres communautés comme les groupes des Évangéliques collaborent ponctuellement, comme lors du Camp de famille biblique.  Nous sommes aussi en conversation avec plusieurs communautés d’origines migrantes, dans des problématiques qui sont chères à l’Église Unie, telles que la Justice sociale, la paix, les itinérants, les réfugiés, les discriminations, la diversité et l’inclusion.

Activités et rencontres nationales

Des activités telles que ‘Soccer et foi’, de nouveaux ministères des jeunes, des femmes, émergent et se structurent au niveau tant local que national.

Je ne puis oublier les Motards d’Ulverton, les activités en bien-être mental, sur la cohésion sociale, les journées d’interculturalité et bien d’autres. La radio Nord-Ouest d’Alberta  anime les communautés francophones, tisse des liens et fait connaître l’Église Unie.

La première rencontre nationale des jeunes francophones a eu lieu en 2024 à Jouvence (Orford) rassemblant une centaine de personnes. La deuxième s’est déroulée en décembre 2025 à Five Oaks, Toronto et a compté quatre-vingt-cinq participants.  Les femmes francophones se sont regroupées et ont eu leur première rencontre nationale en mai 2025 au Manoir d’Youville.

Formation et leadership

L’Institut Protestant de théologie de l’Église Unie (IPTEUC) au DIO équipe nos leaders pastoraux et laïcs. Il nous met en contact avec ses partenaires nationaux et internationaux. Colloques, symposiums, conférences, publications figurent parmi les premières réalisations de l’IPETEUC.

 

En conclusion, la croissance tant attendue et souhaitée est là. Nous devrons l’admettre et la célébrer. Le protestantisme francophone, pour la première fois depuis 100 ans, amorce une courbe ascendante. 45 paroisses francophones adhèrent à l’Union en 1925. On compte 11 paroisses en 1940 et en 2025, 10 paroisses et 4 communautés officiellement reconnues.

L’avancée notable de l’usage du français et du bilinguisme dans les structures de l’EUC participe de cette évolution.

Voilà un bref survol des MiF à la veille de notre Assemblée générale du 14 mars prochain dans la Direction 2035.

« Autre est celui qui sème, autre celui qui moissonne… Mais c’est Dieu qui a fait croître » Jean 4, 37 et 1 Cor 3, 7.

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