L’Église Unie du Canada exprime ses vives inquiétudes quant à l’application de la loi C-12 et prévient que, partout au pays, des demandeurs d’asile sont privés du droit d’être entendus et risquent sérieusement d’être expulsés sans protection adéquate. Agissez dès maintenant en faisant entendre votre voix auprès de votre députée ou votre député et en contribuant à sensibiliser votre communauté à cet enjeu.
Des leaders de l’Église rapportent que plus de 60 demandeurs d’asile, dont des familles avec de jeunes enfants, se sont vu refuser le droit d’être entendus pour justifier leur demande d’asile. Privées de cette possibilité, ces personnes et ces familles risquent désormais d’être renvoyées dans des pays où elles pourraient être persécutées, subir des violences ou être emprisonnées.
Bien que l’Église Unie soit la principale organisation religieuse à parrainer des personnes réfugiées LGBTQIA+ au Canada dans le cadre de partenariats avec Rainbow Refugee, ses leaders insistent sur le fait que les répercussions de la loi C-12 vont bien au-delà d’un seul groupe. Par ses relations et partenariats de longue date avec Churches Witnessing With Migrants, l’Alliance internationale des migrants, le Migrant Rights Network et le Conseil canadien pour les réfugiés, l’Église est témoin des inquiétudes constantes exprimées par les communautés de personnes migrantes, réfugiées et racisées et les communautés diasporiques à l’échelle nationale.
Partout au Canada, les nouvelles communautés de foi font état d’un sentiment généralisé de peur et d’incertitude parmi leurs membres, dont beaucoup se trouvent aujourd’hui confrontés à des choix impossibles : se conformer aux mesures de renvoi, retourner dans un pays où leur sécurité est menacée ou rester clandestins, sans accès aux aides essentielles. Les personnes qui défendent leurs droits mettent en garde contre le fait que ces situations les rendent plus vulnérables à l’exploitation et augmentent le risque que les familles soient séparées et que les enfants soient privés des personnes qui s’occupent d’eux.
Les juristes partagent ces préoccupations. L’Association canadienne des avocats et avocates en droit des réfugiés a soulevé de sérieuses questions quant à l’absence de garanties pour les personnes jugées inadmissibles en vertu de la loi C-12 et aux risques que cela engendre lorsque les demandes sont rejetées sans être renvoyées devant la Commission de l’immigration et du statut de réfugié.
Fidèle à son engagement, fondé sur la foi, en faveur de la dignité humaine et de la justice pour les personnes migrantes, l’Église Unie du Canada demande l’abrogation de la loi C-12. À tout le moins, des modifications devraient être apportées sans délai afin de garantir que tous les demandeurs actuels aient droit à une audience équitable et soient à l’abri d’une expulsion tant que leur dossier n’est pas tranché.
Agissez maintenant
Nous invitons les membres de l’Église Unie du Canada et tous les gens de conscience à agir dès maintenant. Contactez votre député ou votre députée et demandez-lui de s’exprimer à Ottawa pour dénoncer les préjudices causés par la loi C-12.
Au nom de la justice envers les personnes migrantes, qui est au cœur du ministère de l’Église Unie du Canada, nous demandons instamment l’abrogation de la loi C-12. Si l’abrogation n’est pas possible, nous demandons que des modifications soient apportées sans délai afin de garantir un processus équitable, dans le cadre duquel tous les demandeurs actuels auront la possibilité d’être entendus et verront leur demande évaluée de manière juste et humaine.