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La pasteure Kimberly Heath réclame l’instauration d’un revenu de base garanti suffisant

 

Depuis 1972, l’Église Unie du Canada plaide pour une politique relative à un revenu universel de base qui est plus équitable, moins dispendieuse et plus simple à gérer que les nombreux programmes d’aide gouvernementaux actuellement en place.

Depuis, des études et programmes nationaux et internationaux ont démontré que non seulement un revenu universel de base serait abordable, mais qu’il aurait des retombées sur la santé, la justice, l’éducation et le bien-être collectif. L’idée jouit d’un appui fort partout au pays et dans divers milieux.

Par exemple, plus de 45 municipalités, de Victoria à St. John’s, ont voté des résolutions exhortant le gouvernement fédéral à mettre en place un tel programme.

De plus en plus de personnes sont sans abri, vivent dans des logements inadéquats ou sont contraintes de choisir entre se nourrir et payer le loyer.

Un plus grand nombre encore vivent dans l’angoisse permanente qu’une situation d’urgence fasse tout basculer. Jour après jour, les paroisses et de nombreux organismes communautaires du Canada tentent de venir en aide à celles et ceux qui n’ont pas les moyens de vivre en toute dignité.

Il ne fait aucun doute que la situation est intenable : nous faisons face à une polycrise. Crises économique, climatique, politique, sanitaire et alimentaire se conjuguent et s’exacerbent les unes les autres, faisant ressentir leurs effets sur toute la population.

Or ce sont les personnes qui sont déjà les moins nanties et qui sont victimes de discriminations systémiques, comme la discrimination fondée sur la capacité physique, le classisme, l’hétérosexisme, le racisme et le sexisme, qui en subissent les pires contrecoups. Celles qui sont victimes de discriminations intersectionnelles sont particulièrement marginalisées.

Imaginez les possibilités et la sécurité qu’apporterait un revenu universel de base : la capacité de prendre soin des personnes qu’on aime; la liberté de retourner à l’école; et les moyens de surmonter l’insécurité économique actuelle avec dignité.

Un tel programme reconnaîtrait la valeur, le travail et les contributions de tout un chacun et serait une prise de position en faveur de la dignité de notre humanité commune.

De nombreuses questions et considérations émergent quant à la forme et à la mise en œuvre d’un nouveau programme national d’une telle ampleur et d’une telle portée.

Le projet de loi S-206 reconnaît l’importance d’un examen réfléchi et prescrit des consultations avec « le ministre de la Santé, les ministres responsables de l’emploi, du développement social, du logement et des personnes handicapées, les représentants des gouvernements provinciaux responsables de la santé, des personnes handicapées, de l’éducation, du logement et du développement social, ainsi que des Aînés autochtones, des corps dirigeants autochtones et d’autres intervenants concernés, notamment des responsables de l’élaboration des politiques et des décideurs politiques, de même que des spécialistes des autres programmes de revenu de base garanti suffisant ».

Aussi ces consultations ne devraient pas nuire à l’adoption du projet de loi qui est « [d’élaborer] un cadre national visant la mise en œuvre d’un programme de revenu de base garanti suffisant », mais plutôt l’encourager.

 

Passez à l’action

Vous pouvez écrire une lettre bilingue en faveur du à certains membres du Sénat canadien en suivant ce lien:

Attention, le texte est en anglais, mais le contenu sera bilingue. Vous n’avez qu’à inscrire votre nom, votre courriel, votre adresse postale et appuyez sur « submit your letter ».

 

 

 

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