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Mot du Responsable (12 février 2026) – Rev. Dr. Emmanuel Djacoba Tehindrazanarivelo

Retour à Montréal, à Saint-Jean (rue Sainte-Catherine) le samedi 7 février dernier pour une rencontre des Ministères en français sur Direction 2035. Cette rencontre organisée par la région Nakonha:ka fut un temps de retrouvailles, d’échanges d’idées, de bilan et de perspectives.

Ce fut aussi pour moi une revisitation des MiF. Revoir le lieu, le bureau, les amis d’où j’étais appelé au poste du Responsable des Ministères en français. Que de chemin parcouru depuis, des monts et des vaux !

En deux ans sept mois, les Ministères en français (MiF) ont été marqués indéniablement par la résilience et la croissance. La résilience des communautés établies de longue date, la croissance et l’émergence des communautés issues des migrants récents.

Cette réalité se vit non sans dynamique de tension au sein des MiF qu’autant avec l’Église majoritaire. Dans une structure et administration ecclésiastique, la croissance est souvent source d’inconfort, voire de tension du fait de sa dialectique avec l’institution.

De par sa nature même, la croissance remet en question la structure et l’ethos existants. Ainsi, l’institution telle qu’elle a été vécue et telle qu’elle s’incarne dans l’ordre établi, se trouve dans une dynamique de contradiction, croissance et gouvernance.

Ce qui émerge de la croissance essaie de se faire une place pour s’actualiser dans le cadre existant. Ce phénomène rencontre souvent des résistances, des blocages. Il remet en question le train-train habituel. Les habitudes sont mises en défi. La stabilité de la structure est mise à l’épreuve. Un flottement s’installe.

La question dans une Église en marche et toujours en recherche de renouveau est celle de trouver un bon équilibre. Cette rencontre à Saint-Jean m’a ramené en plein là-dedans. Comment vivre la dialectique du déjà et pas encore, d’ici et de l’en deçà qui bourgeonne en marche vers 2035 ?

 

Le lendemain, le dimanche 8 février, fut celui de la visite pastorale à la communauté de foi francophone de Trinity UCC Danville. Elle vient de fêter son second anniversaire.

Née d’une communauté anglophone, Trinity Danville est composée principalement de Québécois depuis deux générations et plus. Un cas notable quand la majorité des communautés de foi au sein des MiF qui se forment sont issues des migrations récentes et africaines.

Trinity UCC Danville, au départ un homme qui clame sa vision. Puis deux femmes qui la partagent.  Ils n’étaient que trois, quatre avec leur pasteur le dimanche. À présent, ils sont dix-huit personnes qui se réunissent pour le culte en français le dimanche. C’est une communauté de foi en pleine transformation et de revitalisation.

Trinity UCC Danville est grouillante d’activités. Les activités autour du grand piano attirent les artistes et les férus de culture. Le Club de jeunes Kids in the Square avec ses 12 membres très actifs en été comme en hiver amène d’autres jeunes aux activités sportives et culturelles.

Les évènements communautaires comme la journée de Souvenir, le bridge, le bingo, les repas offerts, sans oublier le fait que le bâtiment de l’Église est devenu un lieu de refuge quand les températures sont extrêmes. L’invitation et l’hospitalité radicale ne sont pas un vain mot.

Pour les communautés avoisinantes, Trinity Danville UCC est devenue un carrefour de la ville et des alentours.

 

Je constate comment la parabole du grain de sénevé est toujours d’actualité (Matthieu 13, 31-32).

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