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Le groupe de travail sur l’héritage de l’esclavage se réunit à Montréal

Le groupe de travail doit réfléchir aux moyens d’associer les paroisses à la Deuxième Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine de l’ONU et rendre compte du racisme envers les personnes noires et de l’héritage de l’esclavage.

Un groupe de travail réfléchit à la forme que pourraient prendre les excuses de l’Église Unie pour l’esclavage

Premier rang (de gauche à droite) : Miriam Spies, Diane Blanchard, Kendra Helfrich, Armand Dayand
Deuxième rang (de gauche à droite) : Marlene Britton, Michael Blair, Erasmus Madimbu, Adele Halliday
* Crédit: Adele Hallyday

 

Le Groupe de travail sur les formes de l’héritage de l’esclavage des personnes d’ascendance africaine au sein de l’Église s’est réuni à Montréal, au Québec, du vendredi 11 au dimanche 13 septembre 2026. Les membres ont réfléchi à la manière dont l’Église Unie du Canada pourrait présenter des excuses aux personnes d’ascendance africaine pour l’esclavage. Les échanges se sont déroulés en français et en anglais grâce à une application de traduction.

Erasmus Madimbu, membre du groupe de travail et lui-même d’ascendance africaine, exerce son ministère auprès d’une paroisse de la petite localité d’Alberton, à l’Île-du-Prince-Édouard. Souvent seul à porter la voix des personnes d’ascendance africaine dans les échanges auxquels il participe, Erasmus a cette fois été frappé de retrouver sa propre histoire dans les récits des autres membres du groupe, venus de Yorkton, Winnipeg, Toronto et Montréal.

« J’ai soudain réalisé que malgré nos accents différents, nous partagions un même parcours. Pendant longtemps, j’ai cru qu’il s’agissait simplement de se faire accepter au sein de l’Église Unie. À cet instant, j’ai compris que nous étions là pour contribuer à sa transformation, explique-t-il. Nous ne sommes pas des invités autour de la table. Avec nos ancêtres, nos tambours et toute la richesse de notre spiritualité, nous sommes la table. Ça a été une vraie révélation : nous avons notre place ici. Nous l’avons toujours eue. »

Le groupe de travail a été créé à la suite d’une décision du 45e Conseil général, en août 2025. Sa mission consiste notamment à réfléchir aux formes que pourraient prendre les excuses de l’Église Unie aux personnes d’ascendance africaine pour l’esclavage. Il est également chargé de réfléchir à la façon dont les paroisses pourraient s’impliquer dans la Deuxième Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2025-2034) proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies, et de faire état des réalités du racisme envers les personnes noires ainsi que des diverses formes de l’héritage de l’esclavage qui perdurent aujourd’hui. Il devrait présenter le bilan de ses travaux au 46e Conseil général, en 2028.

Miriam Spies, également membre du groupe de travail, souligne combien les moments de réflexion collective qui ont ponctué le week-end l’ont éclairée sur la manière d’aborder avec tact et bienveillance la démarche d’excuses envisagée par l’Église. Les récits de résistance, de souffrance et de beauté recueillis au cours de la rencontre ont également nourri sa réflexion.

Les membres du groupe de travail se sont également joints à la communauté de l’Union United Church, la plus ancienne paroisse à majorité noire de l’Église Unie du Canada, pour célébrer le culte. Ils et elles y ont pris une part active, notamment en prononçant des prières et en lisant des passages des Écritures. La célébration a aussi été marquée par la prédication du pasteur Michael Blair, premier secrétaire général d’ascendance africaine de l’Église Unie.

« Ces mots : un lieu où chaque personne est connue par son nom, accueillie et aimée, nous rappellent que l’Église est avant tout une communauté humaine, et non simplement un bâtiment réservé au culte dans une collectivité », explique Kendra Helfrich, membre du groupe de travail. « Comment repenser ces lieux, qui apportent du réconfort à certaines personnes, mais ravivent des blessures chez d’autres, afin qu’ils répondent aux besoins actuels de nos communautés ? »

 

Autres ressources :

https://generalcouncil.ca/fr/document/cg45-ns01-excuses-au-nom-de-leglise-unie-du-canada-la-diaspora-africaine-pour-lesclavage

 

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