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Les personnes migrantes ont le droit de manifester sans avoir peur

Des agents d’immigration canadiens ciblent des manifestant(e)s pour la première fois : le 12 août, dix personnes identifiées lors d’une manifestation à Calgary ont été visées par des mesures de renvoi. L’ÉUC appuie la déclaration et la pétition de MWAC.

Les personnes migrantes et leurs alliés mèneront des actions partout au Canada le 20 septembre

Photo de Colin Lloyd, unsplash.com. Utilisée avec permission.

Aujourd’hui, plus de 250 organisations de partout au Canada, parmi lesquelles l’Église Unie du Canada, des syndicats, des organismes de défense des libertés civiles, des groupes confessionnels, des organismes de défense des droits des personnes migrantes et réfugiées, des organismes de lutte contre les changements climatiques, des universitaires et des organisations communautaires, font front commun pour présenter quatre revendications à la suite d’un incident récent impliquant des étudiantes et des étudiants étrangers du collège Portage de Calgary.

Le 12 août, dix personnes ont été visées par des mesures de renvoi après avoir été identifiées lors d’une manifestation; c’est la première fois que des agents fédéraux canadiens chargés de l’application de la loi en matière d’immigration ciblent des manifestantes et des manifestants. Les quatre revendications de la Migrant Workers Alliance for Change (MWAC) sont les suivantes :

  1. Une enquête indépendante sur les agissements de la police de Calgary et de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) le 12 août
  2. La suspension immédiate des mesures de renvoi
  3. Des politiques publiques claires garantissant qu’une manifestation pacifique ne doit jamais donner lieu à des mesures d’application de la loi en matière d’immigration, quel que soit le statut de la personne
  4. Une solution pour les étudiantes et les étudiants du collège Portage, conformément aux règles en vigueur au moment de leur inscription

« Il y a quelque chose de profondément injuste à ce que des personnes dénoncent le fait qu’elles ont été traitées injustement, puis doivent faire face à des mesures d’exécution de la loi sur l’immigration pour l’avoir fait », a déclaré le pasteur Michael Blair, secrétaire général de l’Église Unie du Canada. « Personne ne devrait avoir à choisir entre dire la vérité sur une injustice et rester avec sa famille et sa communauté au Canada; cela ne fait que contribuer davantage à la marginalisation des personnes migrantes et étouffe trop de voix importantes. L’Église Unie du Canada estime que la marginalisation et l’oppression de ces voix sont injustes et appuie les mesures prises pour rendre justice à ces voix réduites au silence. »

Aujourd’hui, la MWAC a également publié une déclaration et lancé une pétition pour soutenir les étudiantes et les étudiants, qui ont manifesté aux côtés de leurs appuis après s’être vu refuser un permis de travail postdiplôme à la fin de leurs études. La lettre ouverte (qui peut encore être signée), un outil permettant aux individus de signer la pétition, ainsi qu’une ressource intitulée « Know Your Rights at Protest » (Connaissez vos droits lors des manifestations) destinée aux personnes migrantes sont accessibles ici (en anglais seulement).

Dans un esprit de justice envers les personnes migrantes, qui est au cœur du ministère de l’Église Unie du Canada, vous pouvez faire bien plus encore. Joignez votre voix à celles de milliers d’autres pour faire en sorte que cela ne se reproduise plus jamais.

Journée d’action le 20 septembre

Le dimanche 20 septembre, à la veille de la reprise des travaux au Parlement, des personnes migrantes et leurs alliés mèneront des actions partout au Canada pour dénoncer les expulsions, l’exploitation et la désignation des personnes migrantes comme boucs émissaires, et pour réclamer le statut de résident permanent pour toutes et tous.

Nous vous invitons à mobiliser vos membres, vos sympathisantes et vos sympathisants ainsi que vos communautés en vue du 20 septembre. Nous vous remercions de soutenir les personnes migrantes. Partout au pays, les personnes migrantes, les étudiantes et les étudiants étrangers, et les demandeurs d’asile sont visés par des lois sévères. Le projet de loi C-12, présenté en début d’année, les prive du droit d’être entendus et expose les personnes réfugiées à un risque sérieux d’expulsion sans protection adéquate.

Il est impératif que les organisations de tout le pays prennent la parole et s’y opposent. Contactez votre députée ou votre député et demandez-lui de faire entendre sa voix à Ottawa pour sonner l’alarme concernant les préjudices causés par les mesures prises à Calgary et par le projet de loi C-12.

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