À l’occasion de la Journée du chandail orange et de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, la modératrice, la pasteure Kimberly Heath, propose une réflexion personnelle sur sa participation à la cérémonie de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation sur la Colline du Parlement.
Dans ce message, elle rend hommage aux enfants qui ne sont jamais rentrés chez eux, elle salue le courage et la résilience des survivants et des survivantes, et elle reconnaît les répercussions persistantes des pensionnats autochtones et des traumatismes intergénérationnels qu’ils ont engendrés.
Elle réaffirme également l’engagement de l’Église à suivre la voie de la vérité, de la justice, de la guérison et de la réconciliation avec les Premières Nations et les peuples inuit et métis.
En portant du orange, puissions-nous nous souvenir, apprendre et œuvrer ensemble à l’établissement de relations renouvelées et à une réconciliation durable.
Transcription:
Chers amis dans le Christ,
L’an dernier, j’ai pu prendre part à la cérémonie de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation sur la Colline du Parlement.
À cette occasion, j’ai été invitée à me joindre aux nombreuses personnes qui portaient la bannière commémorative sacrée.
Cette bannière mesure 60 mètres de long.
Les noms des milliers d’enfants qui ne sont jamais revenus des pensionnats autochtones y sont inscrits.
Je me suis retrouvée à porter une section où figurent les noms des enfants qui ont fréquenté un pensionnat dirigé par l’Église Unie.
Alors que je regardais ces noms, la réalité de la perte est devenue concrète.
Il ne s’agissait pas de statistiques, mais de vrais enfants – des enfants avec des familles, des espoirs, des dons et un avenir.
C’était bouleversant de voir leurs noms.
Porter cette section de bannière a été une tâche particulièrement lourde pour moi.
En tant que leader spirituelle d’une Église qui a participé à un système qui a causé des torts aussi profonds – par l’abus, la négligence et l’élimination de l’identité que Dieu a données à ces enfants – je sens le poids de cette histoire.
C’est un poids qui m’habite encore aujourd’hui.
C’est pourquoi la Journée du chandail orange est importante.
Nous portons des vêtements de couleur orange en mémoire de Phyllis Webstad, dont le chandail orange si cher à son cœur a été confisqué dès son entrée au pensionnat autochtone.
Nous nous souvenons de tous les enfants qui ne sont jamais revenus.
Nous honorons les enfants qui ont survécu et nous reconnaissons les effets persistants des traumatismes intergénérationnels.
En tant qu’Église, nous renouvelons notre engagement à l’égard de la réconciliation et de la justice avec les Premières Nations et les peuples inuit et métis.
Le chemin est long, mais il vaut bien tous les efforts.
Je prie pour qu’en marchant cette voie ensemble, notre foi, nos relations et notre compréhension s’approfondissent.
Que Dieu apporte une guérison durable et une transformation des relations entre les peuples autochtones et les descendants et descendantes de l’immigration coloniale d’un océan à l’autre.
Amen.
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