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Une touche de français dans l’Église

Stéphane GaudetEtiennecolour

Adding a touch of French to church life. C’est le titre d’un atelier bilingue qui sera donné le mardi 11 août à 12 h 30 par Nicole Beaudry et le pasteur Étienne LeSage.

« Certains pasteurs et leaders sont pleins de bonne volonté et souhaitent faire des choses en français dans leur communauté de foi, mais souvent ils n’ont pas d’outils et se sentent démunis. Ils ne savent pas comment faire ni par où commencer », a constaté Nicole, une laïque de la région d’Ottawa depuis longtemps active dans le développement des ministères en français dans sa région.

L’atelier a pour but de présenter les ressources – souvent gratuites et en ligne – qui sont à la disposition des pasteurs et leaders de même que de faire connaître des expériences qui ont bien fonctionné.

« Il est possible d’ajouter du français dans les célébrations et dans la vie d’une paroisse sans recourir à Google Translate ! », ajoute Nicole en riant. La boutade n’est pas sans fondement, la tentation d’utiliser cet outil est forte quand le temps presse et que les ressources en français ne sont pas connues.

Mais pourquoi une paroisse de l’Église Unie  hors du Québec voudrait-elle faire des choses en français ? « Des francophones, il y en a partout au Canada, y compris dans des régions où n’existe aucun ministère en français. On commence l’atelier en présentant les statistiques qui le prouvent. Donc, il est possible qu’une paroisse, n’importe où au Canada, reçoive une demande pour un mariage ou des funérailles bilingues. Notre atelier veut montrer comment on peut répondre facilement à de telles demandes. »

Et Kristine Greenaway, responsable des Ministères en français (MiF) au sein de l’Unité L’Église en mission, tient à rappeler que l’Église Unie du Canada est officiellement bilingue depuis l’adoption, en mai 2014 par l’Exécutif du Conseil général, du Protocole pour les communications en français dans l’Église Unie du Canada. « Il ne s’agit pas d’un bilinguisme total à l’instar du gouvernement fédéral canadien, mais d’un bilinguisme fonctionnel et pratique. Le but n’est pas de tout traduire, mais de s’assurer que les francophones et les allophones dont la langue seconde est le français se sentent inclus et puissent participer pleinement à la vie de l’Église.»

Mais que faire des résistances qui peuvent apparaître dans la paroisse face à l’idée d’ajouter du français aux célébrations ? « Étienne et moi avons de l’expérience pour ce qui est de faire du français de façon ludique dans des milieux non francophones. Il est possible de s’amuser en parlant ou en chantant en français. Avec cette approche, on ne se fait pas d’ennemis », répond Nicole Beaudry.

L’atelier présentera, entre autres ressources, les liturgies, les podcasts, le glossaire qu’on trouve sur le site egliseunie.ca, les prières en français dans Gathering et Worship For All Seasons ainsi que les chants en français dans les recueils de chants – il y en a 47 dans Voices United et 34 dans More Voices.

Nicole ajoute : « On montrera de bons exemples et de mauvais exemples de bilinguisme. Et surtout, des expressions pratiques à adopter et des fautes à bannir. Par exemple, je ne suis plus capable de lire ou d’entendre « Prions-nous » ! »

Kristine Greenaway, qui participera à l’animation de l’atelier, invite toutes les personnes qui ne se sentent pas assez compétentes en français à venir à l’atelier bilingue. « Nicole et Étienne sont des pros ! Nous avons des idées à vous suggérer, peu importe votre niveau de maîtrise de la langue. Venez, et vous verrez ! »

Une réponse à

  1. Kristine Greenaway says:

    Merci Stéphane. J’espère que Nicole et Etienne auront l’occasion de présenter cet atelier encore lors d’autres rencontres où les gens bilingues et les francophiles de notre église pourront en profiter aussi.

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