L'Église Unie du Canada

Menu

Une prière pour la Fête nationale de l’Acadie

 


Étoile scintillante, Stella Maris, tu nous aides à voir plus loin, à nous ouvrir au monde entier, à sympathiser avec les réfugiés, et à célébrer les aspects uniques de notre culture autant que son universalité.


 

Depuis 1881, la journée de l’Assomption, le 15 août, est la Fête nationale de l’Acadie. L’attachement du peuple acadien à Marie la mère de Jésus se voit aussi dans l’étoile sur le drapeau acadien, la Stella Maris. Le peuple acadien est très lié à la mer, en partie parce que plusieurs vivent de la pêche. L’étoile est perçue comme guide marin important, tout comme la foi chrétienne était guidée par l’exemple de Marie.

Le peuple acadien a vécu Le Grand Dérangement : pour avoir refusé de prêter un serment inconditionnel à la couronne britannique, environ 7 000 Acadiens seront déportés entre 1755 et 1762. La déportation les éparpille au Québec, au sud des États-Unis et plusieurs se retrouvent en France. Encore d’autres se cachent dans la forêt, protégés par les peuples autochtones, avec lesquels ils ont déjà des liens.

Les luttes pour la reconnaissance culturelle, les ressources en français dans les écoles et la représentation ont persisté jusqu’à aujourd’hui. Le peuple acadien cherche à affirmer son identité, sa langue, son accent et sa fierté malgré de longues périodes de faible estime de soi et de manque d’appartenance à la communauté francophone plus large.

Le Tintamarre se fête le 15 août : les rues des villes acadiennes se remplissent alors de gens qui font du bruit avec leurs chaudrons et leurs louches en bois pour rappeler au monde que les Acadiens et les Acadiennes sont toujours là!

 


 

Prière acadienne

Étoile scintillante, repère lumineux dans la profondeur de la nuit, viens guider ton peuple acadien.

Tu nous as accompagnés lors du Grand Dérangement sur des terres lointaines, dans l’espoir d’y trouver l’accueil et une place où nous pourrions vivre notre culture, notre langue et notre foi en paix.

Ton amour nous a rassurés quand nous nous sommes cachés dans les forêts, protégés par les Mi’kmaq et les Malécites qui nous ont pris sous leurs ailes tels des alliés.

Tu ne nous as jamais quittés lorsque nous chantions ton chant en pays étranger.

Tu as cheminé avec nous au retour sur les terres de nos ancêtres : Caraquet, Bouctouche, Chéticamp, Edmundston.

Tu veillais sur nous lorsque nous avons décidé de nous installer définitivement en terres étrangères : en Louisiane, au Maine, à Santo Domingo et en France.

Tu nous exhortes à nous aimer nous-mêmes, à être fiers de notre héritage et de notre accent, alors que plusieurs en sont gênés.

Tu nous aides à voir plus loin, à nous ouvrir au monde entier, à sympathiser avec les réfugiés, et à célébrer les aspects uniques de notre culture autant que son universalité.

Tu nous as donné le courage de revendiquer alors que dans nos écoles l’enseignement se faisait en français dans des manuels scolaires anglais.

Tu nous offres l’assurance que malgré les douleurs du passé, nous pouvons nous tenir fièrement la tête haute et rêver d’un avenir de joie, de paix et de justice, guidés par ton amour.

Amen.

 

– Éric Hébert-Daly

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *