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Une minute de silence pour les victimes des attentats de Paris

Le 17 novembre 2015

 

Deux membres du personnel du Conseil général et des Ministères en français sont actuellement à Paris, dans le cadre d’une rencontre avec des représentants et des représentantes de la Fédération protestante de France et de l’Église protestante unie de France. Cette rencontre n’a aucun lien avec les événements qui ont eu lieu à Paris, au cours de la fin de semaine dernière. Kristine Greenaway, responsable des Ministères en français de l’Église Unie, a décrit, avec émotion, sa participation, le 16 novembre, à une minute de silence consacrée à la prière.

 

Clavairoly

François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France

« À midi aujourd’hui, à Paris, le personnel de l’Église s’est réuni dans la cour de l’édifice qui abrite la Fédération de l’Église protestante de France et qui est la plus importante Église protestante du pays, pour une minute de silence consacrée à la prière, en commémoration des victimes des attentats perpétrées dans la ville, le 13 novembre. Partout à Paris, des foules se sont rassemblées dans des lieux comme la Place de la République et la tour Eiffel, et le réseau de métros s’est arrêté au même moment.

 

« Environ 50 personnes sont sorties de l’édifice pour entendre une brève allocution de François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France. M. Clavairoly a parlé de la douleur des gens qui ont perdu des êtres chers et de celle des victimes qui luttent pour leur vie dans les hôpitaux de la ville. Il a demandé aux personnes présentes de ne pas céder à la peur en fermant leur cœur, mais plutôt de continuer à vivre dans la foi et l’espérance.

 

« Après la minute de silence, le groupe s’est uni dans la lecture des Béatitudes. Le verset Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés (Matthieu 5,4. NBS) résonnait dans cette cour en pavés, dans une atmosphère empreinte d’émotion.

 

« Quatre aumôniers militaires étaient présents à la cérémonie, y compris Stéphane Rémy, l’aumônier protestant en chef des forces militaires. Une aumônier a confié aux personnes représentant l’Église Unie du Canada qu’elle passait tout son temps auprès des 30 familles qui attendent toujours des nouvelles de leurs proches disparus. Ces gens sont rassemblés au Collège militaire et vivent l’attente ensemble.

 

« Le personnel aumônier militaire visite aussi des hôpitaux militaires et civils, où quelque 200 victimes sont soignées. Parmi elles, 50 luttent pour leur vie.

 

« L’atmosphère était à la tristesse parmi le personnel de l’Église rassemblé sur les lieux pour ce moment de commémoration, mais le rassemblement terminé, les gens sont retournés dans leurs bureaux, déterminés à poursuivre leur journée de travail.

 

« Jane Stranz, responsable des relations œcuméniques pour la Fédération protestante de France, a parlé de la nécessité de reprendre une vie normale.  ̏Si la ville cessait de fonctionner et que la vie était perturbée, ce serait une victoire pour les assaillants  ̋,  a-t-elle affirmé, en emboîtant le pas à ses collègues qui rentraient dans l’édifice pour retourner aux réunions qui l’attendaient. »

 

Le 16 novembre, l’Église Unie du Canada a envoyé une lettre de sympathie et de solidarité à Laurent Schlumberger, président du Conseil national de l’Église protestante unie de France, dans laquelle la modératrice Jordan Cantwell écrivait :

 

« Nous sommes indignés de constater comment une telle représentation du religieux continue à détruire des vies et des liens entre des peuples. Nous savons que la France et l’Europe entière tentent de trouver des façons d’aider les personnes qui cherchent refuge, entre autres les réfugiés climatiques. Nous prions pour que vous trouviez la force de poursuivre cette œuvre, malgré la douleur et la peine que vous éprouvez actuellement. Nous prions aussi pour que se poursuive le cheminement qui mènera à la paix et à la justice et qui mettra fin à l’insécurité et l’aliénation, les racines mêmes de cette terrible violence. »

 

Le message de la modératrice a été accueilli avec gratitude. « Il est bon de sentir, en ces moments difficiles, les liens qui nous unissent au-delà des frontières, dans l’amour de Dieu pour ce monde », a répondu le pasteur Schlumberger.

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