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Une faim spirituelle habite toujours les Québécois et les Québécoises

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Plus de cinquante ans après la Révolution tranquille, un grand nombre de Québécois et de Québécoises ont le goût de vivre leur foi dans un contexte non dogmatique et souple. Voilà ce qu’indique un sondage Léger commandité par l’Église Unie du Canada et dont les résultats viennent d’être publiés.

Aujourd’hui Credo a recueilli les premiers commentaires d’Éric Hébert-Daly, responsable des Ministères en français, et de Joëlle Leduc, pasteure au Ministère régional des Laurentides de l’Église Unie.

 

Lire le communiqué officiel.

Selon le communiqué, voici quelques faits saillants du sondage* :

 

  • Malgré un très faible pourcentage de gens qui se disent pratiquants (18 %), 70 % disent avoir des valeurs spirituelles, 65 % se disent croyants et 91 % se disent catholiques romains. Or seulement 83 % des personnes répondantes disent connaître l’Église catholique romaine. L’identité culturelle du catholicisme demeure très présente.

 

  • Le taux d’insatisfaction au chapitre de la vie spirituelle varie selon l’âge :
    • les 55 ans et plus – 24 %;
    • les 18 à 34 ans – 33 %.

 

  • 42 % des 18 à 54 ans se disent « intéressés par une Église chrétienne contemporaine qui proposerait de nouvelles idées ». Ce chiffre se réduit à 34 % pour les 55 ans et plus.

 

  • L’exploration de la foi et la spiritualité se ferait de préférence à l’extérieur des églises. Les options qui ont été plus populaires que le sanctuaire d’église sont :
    • un café;
    • un lieu de nature (un parc, une forêt);
    • un concert/évènement musical;
    • une maison;
    • un centre

À noter – Tous ces endroits sont dépourvus d’images liées aux Églises.

 

  • 72 % des personnes répondantes sans enfants disent vouloir faire baptiser leurs enfants. 91 % de ceux qui en ont disent avoir fait baptiser au moins un des enfants à leur charge.

 

  • Les gens ne font pas confiance à l’Église pour ce qui est de l’enseignement spirituel ou religieux à leurs enfants. Les personnes répondantes ont suggéré que la source primaire de cet enseignement devrait être :
    • les parents (70 %, 77 % parmi les 55 ans et plus);
    • l’école (6 %);
    • la société (5 %);
    • la famille élargie (4 %);
    • l’Église ou le clergé (3 %).

Quand ils doivent choisir une deuxième option du responsable en matière d’éducation spirituelle et religieuse, à peine 20 % de la population favorisent l’Église/le clergé, derrière l’école et la famille élargie.

 

  • Pour ce qui est des valeurs sociales de la population francophone au Québec, nous avons posé la question : « Supposons qu’une Église contemporaine propose les éléments suivants, dans quelle mesure est-ce une bonne idée? » Voici les réponses les plus fréquentes (% très ou plutôt bonne idée présentés) :
    • une perspective plus ouverte par rapport à la contraception : 88 %**;
    • l’autorisation du mariage des religieux : 87 %**;
    • l’ordination des femmes en tant que prêtres : 84 %**;
    • l’autorisation du remariage des personnes divorcées : 84 %**;
    • une perspective plus ouverte par rapport au droit de l’interruption volontaire de grossesse : 80 %;
    • l’autorisation du mariage des personnes de même sexe : 78 %;
    • la possibilité pour tous les fidèles de recevoir la communion : 77 %;
    • la confession faite directement à Dieu, sans avoir à passer par un prêtre : 77 %**;
    • une perspective plus ouverte par rapport à une diversité dans les croyances : 77 %.

 

  • Parmi les personnes non pratiquantes, nous avons cherché à connaître les obstacles à la participation à l’Église. Les six réponses les plus fréquentes sont :
    • L’horaire ne me convient pas (26 %).
    • Il faudrait que plusieurs choses changent (18 %, 31 % parmi les femmes).
    • Les abus commis par les prêtres (16 %).
    • Parce qu’on m’oblige de croire à des choses/pas d’espace pour l’exploration (12 %).
    • Ça ne touche pas ma vie quotidienne (12 %).
    • Je n’aime pas les positions prises par l’Église (11 %).

 

  • 56 % des personnes sondées ne connaissent pas l’Église Unie. À cela s’ajoutent 25 % qui en ont une opinion ni mauvaise, ni bonne.

 

* À titre informatif, la marge d’erreur maximale pour un échantillon de 2 002 personnes répondantes est de ±2,2 %, et ce, 19 fois sur 20 (dans 95 % des cas).

**Proportion significativement supérieure chez les 55 ans et plus.

Une réponse à

  1. Un ami says:

    Merci de partager cette recherche. Les résultats sont inspirants!

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