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Un regard vers l’arrière, une impulsion vers l’avant

Le Synode Montréal et Ottawa de l’Église Unie du Canada a tenu le 26 mai ce qui sera vraisemblablement sa dernière assemblée, après 93 ans d’histoire. Renoncements, renouveau, exubérance et maturité : la journée de célébration a représenté les grands cycles de la vie.

Les rituels, les chants et les différentes prises de parole – en français, en anglais et aussi en mohawk – ont reconnu avec les Écritures : « Il y a un temps pour chaque chose. Tout ce qui se produit dans le monde arrive en son temps » (Ecclésiastes 3 :1-8). Y compris la disparition de structures, la retraite de membres actifs et l’ordination de quatre nouvelles pasteures et d’un nouveau pasteur!

« Aide-moi à gagner, si je le peux, mais – et surtout, Ô Grand Esprit – si ce n’est pas ta volonté que je gagne, au moins fais de moi un bon perdant », a imploré en introduction l’aîné Harvey Satewas Gabriel, dans une prière tirée du livre The Gospel of The Red Man, d’E. T. Seton.

La pasteure Elaine Beattie, présidente du synode, a souligné d’emblée la révision structurelle en cours : « Alors que nous disons adieu aux assemblées décisionnelles de l’Église telles que nous les avons connues, nous sommes confiants dans la permanence de l’appel de Dieu à marcher sur de nouveaux chemins. » Rappelons que, avec l’approbation du Conseil général en juillet 2018, les 13 synodes et les 86 consistoires de l’Église Unie du Canada seront remplacés par des conseils régionaux – une structure allégée par laquelle on espère appuyer la vitalité de regroupements et de réseaux de communautés de foi engagées dans leurs milieux.

La pasteure Rosemary Lambie, secrétaire exécutive du synode, a aussi évoqué le passé en y voyant les germes d’une renaissance : « Notre ministère s’est déployé grâce aux efforts de générations de fidèles qui se sont succédées jusqu’à nous, qui ont répondu avec foi à l’appel d’être Église : pour célébrer la présence de Dieu, pour vivre avec respect dans la création, pour rechercher la justice et résister au mal, et pour proclamer notre espérance en Jésus. »

Pour les francophones, la disparition du Consistoire Laurentien demeure un renoncement important. Avant qu’il ne tende le relais à une Table de concertation francophone, Claire Borel a rendu un vibrant hommage à ce lieu de décision et d’expression identitaire francophone au sein de l’Église Unie. Le Consistoire Laurentien 1985-2018 dresse un portrait des paroisses et des générations qui l’ont animé et y ont trouvé un sens. La présentation mentionne qu’Aujourd’hui Credo est l’ancêtre du Consistoire Laurentien et continuera de vivre encore longtemps après celui-ci.

Autre moment de grande émotion, le Synode Montréal et Ottawa souligne avec reconnaissance le service des personnes qui prennent leur retraite du ministère actif et du service actif – notamment, parmi ceux qui ont œuvré en milieu francophone, le pasteur Denis Fortin, longtemps actif à l’Église Unie Saint-Pierre et Pinguet, et le pasteur Edward Barbezat, rattaché ces dernières années à l’Église Unie Saint-Marc.

Le rôle actif de Georgia Barrat-Lamey et de trois autres leaders jeunesse de l’Église durant les célébrations a très certainement montré qu’au milieu des grandes incertitudes le renouveau s’incarne et est bien en vie.

Moment de joie recueillie, de libération et d’exubérance, quatre candidates et un candidat au ministère de la Parole, des Sacrements et des Soins pastoraux ont été ordonnés au cours de cette célébration. Plusieurs les connaissent déjà, mais les milieux francophones apprendront plus largement à découvrir au cours des prochaines années deux nouvelles pasteures habituées à œuvrer en français ou en contexte bilingue, Joëlle Leduc et Natalie Istead.

— Suzanne Grenier, pour Aujourd’hui Credo

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