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Souligner l’abolition d’une instance de l’Église

Les célébrations liturgiques peuvent aider les consistoires et les synodes à faire le passage vers la nouvelle structure. Veuillez nous faire part des rituels de clôture que vous avez créés.


Aux responsables des synodes et des consistoires,

Merci d’animer avec force d’âme les cultes et la prière des membres de vos instances.

Au cours de la prochaine année, alors que des changements majeurs dans la structure de notre Église se préparent, plusieurs d’entre nous auront à préparer des célébrations liturgiques signifiantes pour nos membres qui vivent un éventail d’émotions en lien avec ces transformations : la douleur, la perte et la tristesse de dire adieu aux assemblées de l’Église, telles que nous les connaissions; l’espoir, l’inquiétude et l’anticipation à l’égard de la nouvelle structure émergente; et la complexité constante des émotions multiples associées à la réalité d’appartenir à toute communauté humaine.

À titre d’animatrices et d’animateurs de cultes, nous essayons de créer des liturgies qui touchent les gens dans ce qu’ils vivent, ce qui est souvent difficile à prévoir dans le meilleur des cas. Comme le peuple mentionné au livre d’Esdras (chapitre 3), au temps de la reconstruction du deuxième temple, pour nous aussi il peut être difficile « de distinguer le bruit des ovations joyeuses du bruit des pleurs populaires » (Esd. 3,13) dans tout ce brouhaha. Tant les personnes qui se réjouissent que celles qui pleurent ont besoin de nos soins et de notre soutien. Trouver les paroles liturgiques adéquates pour évoquer une situation si complexe est presque impossible, mais toutefois nécessaire. Merci à vous, animatrices et animateurs qui relevez ce défi.

Bien souvent dans mes préparations du culte, lorsque je suis incapable de trouver les bons mots (dits ou chantés) pour rendre compte de la situation à évoquer dans la liturgie, je me rappelle la sagesse du groupe de musique américain Sly and the Family Stone : « J’ai bien des choses en tête; les mots m’embêtent » (Many thangs is on my mind; words in the way.) Comment faire pour que le culte crée un espace où ces « bien des choses » parlent par delà les mots? Quels rituels, quels gestes symboliques peuvent exprimer ce que nous ressentons lorsque les mots n’y parviennent pas?

J’ai fait l’adaptation de deux rituels chrétiens traditionnels, la pose des pierres de fondation et l’illumination des cierges, pour le présent contexte dans l’espoir que ces textes pourront vous être utiles lorsque vous soulignerez cette transition lors d’un culte. Y aurait-il d’autres rituels familiers que vous avez adaptés? De nouveaux rituels que votre communauté a trouvé tout particulièrement signifiants? J’aimerais beaucoup connaître les rituels et les symboles qui ont été bénéfiques lors d’adieux et de clôtures. Ayez l’obligeance de les transmettre à mrobidoux@united-church.ca pour que nous puissions les transmettre à l’ensemble de l’Église.

Par moments, la préparation des cultes peut sembler une mission impossible; souvenons-nous alors que nous ne sommes pas seuls. C’est ensemble que nous œuvrons à cette tâche sacrée.

Avec amour,

Alydia Smith

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