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Réimaginer des Églises de quartier

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| Par Suzanne Grenier |

 

Les églises coûtent cher et plusieurs doivent être vendues. Qu’arrive-t-il, alors, du tissu social? Le pasteur Dave Harder ouvre des pistes pour une présence renouvelée des Églises dans leur voisinage.

 

Boîte au lettres de la Mission de l'Église Unie du Sud-Ouest

La boîte aux lettres de la Mission de l’Église Unie du Sud-Ouest, à Verdun, qui tisse depuis des années des liens avec son voisinage.

 

Cet été, à Montréal, la nécessité de reloger un centre pour sans-abri a créé beaucoup de remous. L’église Saint-Stephen, qui depuis 30 ans abritait La Porte ouverte, a été vendue à un promoteur immobilier, et l’installation de l’organisme dans une autre paroisse a éveillé les appréhensions de plusieurs commerçants et résidents. Un groupe de citoyens a toutefois manifesté son appui au projet et a déploré la réaction défensive « Pas dans ma cour ».

Ce genre de situation pose de grandes questions aux Églises d’aujourd’hui qui souhaitent avoir une présence positive au sein de la collectivité. Dans ce cas-ci, le déclencheur était la vente d’une église anglicane, mais plusieurs paroisses de l’Église Unie font face aussi à des choix difficiles et susceptibles d’avoir des répercussions sur leur environnement social.

En fait, il ne s’agit pas uniquement de la conservation ou de la vente d’un bâtiment. Le contexte actuel ébranle certains fondements des Églises, qui ne peuvent simplement s’appuyer sur leurs dogmes, mais doivent composer elles aussi avec l’incertitude et renouveler leur vision. C’est dans cette mouvance que s’inscrivent les Églises de quartier ou de voisinage.

Des pasteurs et pasteures ainsi que des personnes laïques rassemblées pour le 43e Conseil général de l’Église Unie du Canada ont discuté de ces enjeux lors d’un atelier parallèle animé par le pasteur Dave Harder, très actif dans un réseau de paroisses de la région d’Ottawa.

 

Revoir les dogmes… et nos habitudes

Puisant de nombreux exemples dans sa vie de tous les jours comme père de famille et comme pasteur, Dave Harder a proposé quelques idées de portée pratique, pour quiconque – avec ou sans affiliation religieuse – souhaite créer des liens dans son milieu et forger une communauté.

Le pasteur Dave Harder.

 

Voici quelques questions clés que le pasteur invite à se poser :

  • Dans quelle configuration physique puis-je retrouver les éléments essentiels à une vie heureuse? À quelle échelle est-ce que je pense pouvoir être « quelqu’un », c’est-à-dire une personne qui existe aux yeux des autres et susceptible d’interagir directement avec eux?
  • Comment est-ce que je définis l’hospitalité? Est-ce que ma vision de l’hospitalité pourrait être simplifiée et permettre plus de spontanéité? Comment « se retrouver ensemble pour partager un repas »?
  • Qu’est-ce que je ne vois pas quand je vis à un rythme effréné? De quoi sont constituées mes journées? Que se passe-t-il si je prends conscience de mes parcours et prête attention aux gens et à ce qui se déroule autour de moi quand je me déplace au quotidien?
  • Qu’arrive-t-il si je m’arrête et prends le temps d’écouter, d’échanger et d’apprendre des personnes dont je prends conscience de la présence?
  • Si un problème, une cause ou un projet me tiennent à cœur, qui dans mon milieu œuvre déjà en ce sens? Comment pourrions-nous collaborer?

Les 19 et 20 octobre 2018, à Hamilton, la conférence ReImagine réunira plusieurs groupes et leaders engagés à l’échelle de leur quartier.

 

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