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Pourquoi l’Église Unie est-elle encore nécessaire ?

Gary PatersonTraduit et adapté de Kevin Cox

C’est la question difficile qu’a posée le modérateur sortant Gary Paterson aux membres de l’Église Unie du Canada au moment même où près de 600 personnes convergeaient vers Corner Brook, sur la côte ouest de Terre-Neuve, pour le 42e Conseil général de l’Église. Le Conseil général, instance décisionnelle suprême de la première confession protestante en importance au pays, se réunit tous les trois ans et a lieu cette année du 8 au 14 août.

« Qu’est-ce que ça change dans votre  vie ou dans votre communauté de faire partie de l’Église Unie ou d’être chrétien ? Parfois, je crois que nous ne disons pas assez clairement que ça change quelque chose », a affirmé le modérateur vendredi le 7 août alors que le campus Grenfell de l’Université Memorial et le Corner Brook Civic Centre commençaient à recevoir les premiers participants à l’événement.

En entrevue, Gary Paterson a expliqué pourquoi il croit que l’Église Unie a encore un rôle à jouer. Il la voit comme un lieu où les gens peuvent penser par eux-mêmes et réfléchir sur comment Dieu agit dans le monde. Au cours de son triennat, le modérateur a parcouru le Canada et a pu constater par lui-même que l’Église Unie fait une différence quand elle s’occupe de banques alimentaires, de refuges pour sans-abris, et qu’elle cherche des solutions aux problèmes de pauvreté et d’injustice. Mais il reconnaît du même souffle que l’Église Unie n’attire plus tellement l’attention des médias ou des hauts-lieux du pouvoir.

« L’un des plus grands défis auquel nous faisons face est que nous avons moins de ressources qu’avant et peu de poids politique. Nous n’allons pas émouvoir ceux qui gouvernent, pas plus que ne l’ont fait les chrétiens au Ier siècle. »

Au cours de la semaine, les 356 délégués-es des 13 synodes du Canada auront à voter sur des rapports et des propositions qui pourraient modifier en profondeur le visage de l’Église et son organisation. Près de 90 des 190 propositions qui sont amenées au Conseil général ont trait à la Révision globale, processus de consultation qui visait à trouver de nouvelles façons de faire et d’être Église, notamment en simplifiant la structure et en éliminant les lourdeurs administratives.

D’autres propositions reflètent le souci historique de l’Église Unie pour les questions de justice sociale, économique et écologique. Il sera entre autres questions des compagnies minières, du commerce des armes et du conflit israélo-palestinien.

Gary Paterson, premier chef ouvertement homosexuel d’une confession religieuse d’importance au monde, a été un ardent promoteur de l’accueil des personnes LGBT et de la célébration de la diversité dans l’Église comme dans la société. Une proposition que l’Église vive le pardon en mettant sur pied un programme de dialogue et de réconciliation avec les communautés LGBT sera discutée lors de ce Conseil général.

Certaines des propositions sur lesquelles devront voter les délégués-es sont complexes et le modérateur reconnaît que tout le monde aura du pain sur la planche dans les tout prochains jours, avant que ne prenne fin son mandat non renouvelable et qu’il laisse la place à la personne qui sera élue le jeudi 13 août parmi les 12 personnes nommées pour le poste.

Comment faire face à cette charge de travail ardu qui attend le Conseil général au cours de la semaine qui vient ? La réponse du modérateur est simple : « Prier. »

Une réponse à

  1. Kristine Greenaway says:

    Merci de nous avoir transmis cet article qui résume si bien les propos de notre Modérateur sortant.

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