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Message de la modératrice sur la question des énergies fossiles et des mesures liées aux décisions dans ce dossier

Chers frères, chères sœurs dans le Christ,

La confession de foi de l’Église Unie nous engage à vivre dans le respect de la création, mais la façon de respecter cet engagement n’est pas toujours claire. Notre manière de vivre cet engagement commun diffère. En raison de notre diversité, il est inévitable de faire des choix en tant qu’Église qui heurteront certains de nos membres.

newseventsimagesÀ l’été 2015, le Conseil général a voté pour la vente de nos avoirs investis que nous détenons dans 200 des plus importantes sociétés pétrolières. Cette décision a été motivée par notre profond désir de « participer à l’œuvre divine de guérison et de réparation de la création ». Nombre de personnes au sein de notre Église appuient cette décision, voyant que cette voie nous permet de vivre notre engagement en matière de justice climatique.

Dans un même temps, pour les membres de l’Église Unie qui travaillent dans l’industrie des énergies fossiles, cette décision est source de souffrances. Pour ceux et celles qui vivent des mises à pied et une incertitude entourant la situation de l’emploi en raison des faibles prix du pétrole, ce geste peut être perçu comme une gifle de la part de leur propre Église, alors qu’ils sont dans une situation précaire. De plus, de par le ton de la discussion qui a mené à cette décision, certains de nos frères et certaines de nos sœurs se sont sentis jugés.

L’Église Unie du Canada est à leurs côtés, en ces temps d’incertitude économique. Comme le soulignait une autre proposition adoptée au Conseil général, l’Église soutient les investissements dans le domaine des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, tout en préconisant une « transition équitable pour les travailleurs, les travailleuses et les communautés » touchés par le déclin de l’industrie pétrolière.

Évidemment, les problématiques en cause ne se limitent pas uniquement aux sociétés pétrolières et à leurs employés. Nous sommes toutes et tous aux prises avec la situation complexe qu’entraîne la vie dans une société et une économie dépendantes des énergies fossiles. Chaque jour, je suis confrontée au fait que ma vie et mes choix contribuent de multiples façons aux changements climatiques. J’essaie de façonner ma vie de façon à respecter mes engagements en tant que croyante, mais toujours de façon imparfaite. C’est le cas de nous tous et toutes.

L’Église n’est assurément pas seule à s’engager dans la voie des énergies renouvelables. La première entente exhaustive en matière de climat, établie et signée à Paris par la communauté internationale le mois dernier, devrait apporter un nouveau souffle dans le secteur des énergies vertes. Ici au Canada, tant le gouvernement fédéral et que le gouvernement de l’Alberta appuient cette transition, sachant que la croissance et l’expansion de l’industrie des énergies renouvelables créeront de nouveaux emplois.

Il n’y a aucune solution simple dans le dossier des changements climatiques. Bien que je me réjouisse de chaque petit pas que notre Église fait pour manifester son respect envers la création, je compatis avec ceux et celles qui, à la suite de nos décisions, se sentent laissés pour compte. Je garde espoir en sachant que même dans des temps difficiles et dans un contexte de décisions ardues, Dieu nous accompagne.

Alors, que vous vous réjouissiez de la position de notre Église au chapitre des énergies fossiles ou que vous craigniez la direction dans laquelle nous nous sommes engagés, sachez que vous n’êtes pas seuls.

 

 

 

Jordan Cantwell, pasteure
Modératrice
L’Église Unie du Canada

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