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L’Église pêle-mêle des Laurentides

| OUTILS ET LITURGIES |

| Par Joëlle Leduc |

Une réflexion pratique – accompagnée d’un « Petit guide d’autoconstruction » – sur la création d’une ressource liturgique en l’absence d’une « masse critique ».

En faisant un stage à l’Église Unie Cedar Park, j’ai fait l’expérience d’un endroit où les enfants sont accueillis et respectés. Ils ne sont pas là pour divertir les adultes, mais pour, eux aussi, faire l’expérience du sacré.

Quand je suis arrivée au Ministère régional des Laurentides (MRL), j’ai vite constaté qu’il manquait un élément essentiel pour offrir ce genre d’expérience aux enfants des Laurentides : la masse critique. Il est difficile pour les enfants de sentir que l’église est aussi une place pour eux quand il n’y a au mieux que deux enfants présents. Il est difficile pour le leadership de faire quelque chose qui s’adresse vraiment à eux sans leur donner l’impression qu’ils ne peuvent pas participer sans être observés par à peu près tous les adultes autour d’eux.

Je me suis dit qu’un événement du genre Église pêle-mêle – ou Messy Church – serait une occasion de rassembler les quelques enfants de chacune des 9 paroisses du MRL et (pourquoi pas?) leurs amis, et d’atteindre cette masse critique qui fait qu’ils peuvent se sentir à l’aise.

L’évènement se devait d’être bilingue pour à la fois servir les 8 paroisses anglophones et la paroisse francophone (Sainte-Adèle), et s’ouvrir à nos voisins majoritairement francophones. Sachant que l’Église Unie Trinity (Rosemont) et l’Église Unie du Sud-Ouest (Verdun) ont toutes deux des programmes du type Église pêle-mêle qui fonctionnent dans les deux langues, j’ai consulté Shari Cameron (Trinity), David Lefneski et Judith Bricault (Sud-Ouest) pour en apprendre plus sur leurs façons de faire.

Étant donné l’étendue du territoire du MRL, l’autre défi était de choisir un emplacement qui permettrait de rejoindre le plus de familles possibles. Étant donné l’éparpillement de nos familles sur le territoire, il m’a semblé qu’un partenariat avec une autre confession nous permettrait d’atteindre plus facilement la masse critique tant recherchée. L’Église anglicane fonctionne aussi selon un modèle régional dans les Laurentides. Le rapprochement s’est fait tout naturellement.

L’arrivée de Josée Lemoine au Ministère régional anglican a été la poussée qui manquait, l’épaule ajoutée à la roue, pour que le projet voie le jour. Elle partage la même passion que moi pour le ministère familial et les célébrations contemporaines et créatives. Nous avons planifié et réalisé ensemble, avec une équipe de bénévoles des deux confessions, la première édition de l’Église pêle-mêle des Laurentides qui a eu lieu à Morin Heights le 2 décembre dernier. C’était fantastique de voir les enfants, les ados et les adultes participer aux activités, manger, prier et chanter ensemble!

Nous comptons répéter l’expérience le samedi 3 février, cette fois dans la région d’Argenteuil (probablement à Lachute). L’alternance entre Morin Heights et Lachute est une solution que nous mettons à l’épreuve pour répondre au défi géographique des Laurentides. Nous croyons que la plupart des familles ne viendront à l’Église pêle-mêle que lorsqu’elle a lieu à proximité. Toutefois nous espérons que certaines familles aimeront tellement leur expérience qu’elles considéreront que l’Église pêle-mêle vaut le déplacement et participeront autant à Lachute qu’à Morin Heights.

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