L'Église Unie du Canada

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Le retour

| Par Joëlle Leduc |

 

 

Cette rencontre en vue d’un baptême ressemble à plusieurs autres. On ne les voit jamais à l’église le dimanche, et pourtant ces parents demandent le baptême de leur nouveau-né.

« Pourquoi? » leur ai-je demandé. « Pour qu’il ait une option quand il explorera les questions spirituelles plus tard dans la vie. Aussi, parce que c’est important pour nos grands-parents », m’ont-ils répondu.

On pourrait être cynique face aux raisons invoquées. Certains pasteurs le sont; certains laïcs aussi… « On les baptise et on ne les revoit plus », qu’ils disent! Je fais le choix délibéré de ne pas être cynique. Ces parents ne sont pas obligés de faire baptiser leur enfant. Pourquoi l’approbation des grands-parents est-elle importante pour eux? Comment comptent-ils aider leur enfant à explorer cette « option » qu’est la foi chrétienne? Qu’en est-il de leur foi à eux? Comment la vivent-ils? Quelle importance aura-t-elle dans leur vie de famille?

J’oriente la conversation vers la Confession de foi de l’Église Unie et les promesses faites lors du baptême de l’enfant. Peu à peu, la foi s’exprime. Pour lui, l’important, c’est que la foi pousse à l’action. « Rechercher la justice et résister au mal. » C’est ça qu’il veut transmettre à son fils. Pour elle, la notion de n’être pas seule, d’être toujours en présence de Dieu, la rassure et la réconforte. C’est la conscience de cette présence qu’elle veut transmettre à son fils.

Pourquoi ce lien avec les grands-parents, qu’ils ont mentionnés plusieurs fois? Parce que leurs parents ne sont pas pratiquants. Ils ne leur ont pas parlé de foi ni de spiritualité. Leur foi, à tous les deux, vient de leurs grands-mères.

Je sors l’affiche de l’Église pêle-mêle et leur explique que c’est une expérience conçue pour les familles : « Votre fils est encore jeune, mais il va grandir vite! Ma fille a commencé à aller à l’Église pêle-mêle à 18 mois et elle adore ça! D’abord, il y a des jeux et des bricolages en lien avec le thème ou l’histoire biblique. Pas besoin de stresser, car vous arrivez quand vous voulez durant la première heure. Ensuite, il y a une célébration centrée sur le récit, qu’on raconte de façon créative et participative. On explore l’histoire ensemble, on essaie d’y entrer, de la vivre. On finit en partageant un repas. C’est une tracasserie de moins pour les parents; pas besoin de s’occuper du dîner après une matinée à l’église. »

Au fur et à mesure de mes explications le regard de la mère s’allume. Elle s’exclame : « Oh! Vivre l’histoire biblique! Ça, ça m’intéresse! Je ne me voyais pas aller à l’église en famille le dimanche matin. Sans vouloir vous offenser, je trouve ça plate! Mais ce que vous proposez là, je me verrais bien y aller avec mon enfant! » Je lui explique que c’est vraiment pour tous les âges, qu’on ait ou non des enfants. Les enfants doivent être accompagnés d’un adulte responsable, et la moitié de nos jeunes participants viennent avec leurs grands-parents. Elle se retourne vers son mari, les yeux brillants : « Oh! Nos grands-mères pourraient venir avec nous! »

Un moment partagé à l’Église pêle-mêle. Photo : Église Unie, Ministère régional des Laurentides.

Une réponse à

  1. faye says:

    je suis content quand je lisais votre rencontre victorieuse pleine d’amour de vérité et de conviction sur ta foi

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