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La mission SAGE, novembre 2020 : tisser des liens au festival Métropolis bleu

 


Ce texte fait partie de la série La mission SAGE sur le travail que la  Mission communautaire de Montréal (MCM) et l’Église Unie St. James réalisent en étroite collaboration, au centre-ville, pour créer une communauté incluant certaines des personnes les plus vulnérables de notre collectivité.


 

Le Festival littéraire international Métropolis bleu nous offre une excellente plateforme où faire entendre les voix des réfugiés, des immigrants et des nouveaux arrivants. Qu’ils soient bien établis ou récemment arrivés, ces hommes, femmes et jeunes personnes ont des histoires à raconter et une contribution à apporter!

 

| par Paula Kline |

 

C’est en avril 2016 dans la foulée de la crise des réfugiés syriens que la Mission communautaire de Montréal (MCM) a été contactée pour la première fois par Métropolis bleu. Son aide était sollicitée pour organiser un atelier dans le cadre d’un événement annuel à l’Hôtel 10 de Montréal. Nous avons mis sur pied un groupe de dirigeants et chefs d’entreprise de la communauté syrienne. La salle était à ce point bondée qu’il était impossible de s’y asseoir. Et c’est là qu’un nouveau partenariat est né! Au cours des quatre dernières années, notre collaboration a permis de présenter un auteur de livres pour enfants, une pièce de théâtre, une table ronde avec un auteur montréalais d’origine hongroise ainsi qu’un spectacle-performance – mettant en vedette un groupe interculturel de jeunes membres de la MCM – où se mêlaient compositions originales et danse.

En novembre 2020, la COVID-19 nous a forcés à transporter le festival dans l’univers virtuel. Les participants ont alors pu assister – en ligne – à une table ronde intitulée Écoutez mon histoire. Trois nouveaux arrivants y ont partagé leur expérience en matière d’immigration et d’intégration.

 

 

 

Ehab Lotayef, un ingénieur d’origine égyptienne, dirige le service informatique de l’Université McGill. Il est à Montréal depuis la fin des années 90. Militant, poète et écrivain, il a partagé avec le groupe un poème de son cru dans lequel il traite de son expérience au Canada, de ce qu’il observe des luttes des Premières Nations, des Canadiens racisés et de ses propres défis d’intégration. En tant qu’immigrant bien établi, il sent qu’il peut faire le lien entre les immigrants de fraîche date et la culture québécoise. Et cela en s’appuyant sur son activisme et ses expériences littéraires.

 

 

 

Nida Samaha est graphiste. Au cours de la discussion, elle a encouragé les nouveaux arrivants à faire preuve d’enthousiasme à l’endroit de leur nouveau chez-soi, à faire du bénévolat et à profiter de la chance qu’ils ont de vivre en paix. Mère de deux enfants, elle a dû mettre ses activités professionnelles en veilleuse lorsqu’elle est arrivée au Canada. Aujourd’hui, elle souhaite venir en aide aux femmes comme elle pour qu’elles aient un meilleur accès au travail et à l’éducation. En ce moment, elle travaille à une série d’ateliers sur des sujets qui seront au programme de la MCM au cours de l’année qui vient.

 

 

 

Anwar Alhjooj est membre du personnel de la MCM. Il a parlé de son enfance dans le Néguev (Israël), de ses études de droit en Italie, de sa pratique du droit en Israël et, depuis 2015, de son rôle de coordonnateur interculturel à la MCM. De tous les endroits où il a vécu, Anwar estime que c’est seulement à Montréal qu’il s’est senti accueilli de manière inconditionnelle. Même au tout début lorsqu’il travaillait comme plongeur! Anwar a parlé de l’importance de reconnaître chacune des étapes du processus d’intégration et de venir en aide à ceux qui rencontrent des difficultés. Et c’est précisément le rôle qu’il joue à la MCM. Il a relaté avec humour ce jour de 2015 où il est entré pour la première fois dans l’Église Unie St. James, où se trouvent les locaux de la MCM. Alors qu’il montait la pente raide de l’escalier intérieur, il se demandait ce que lui, un musulman bédouin, pouvait bien faire dans cette église chrétienne. L’affection qu’il y a reçue a rapidement fait taire toutes ses appréhensions. En fait, ce premier contact a marqué le début d’une nouvelle aventure passionnante, tant pour lui, que pour la MCM, l’Église Unie et l’ensemble de la communauté interconfessionnelle.

3Réponses

  1. How can I be a member of the MCM Church

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