L'Église Unie du Canada

Menu

Justice raciale : un temps pour écouter

| ARTICLES ET REPORTAGES |

 

Lors de sa dernière séance, le 43e Conseil général a mis de côté son ordre du jour pour favoriser la prise de parole des personnes racisées.

Paul Douglas Falwall

Le pasteur Paul Douglas Falwall.

 

Au programme de la journée finale du 43e Conseil général (CG) de l’Église Unie, les personnes déléguées devaient décider du sort d’un ensemble de propositions réunies sous le thème « Lentille interculturelle et privilèges de la culture dominante ». La démarche mise en œuvre dès la planification du CG incluait un questionnement sur la manière dont des privilèges sont renforcés par les rôles au sein de l’ÉU, par les récits que celle-ci met au premier plan et par l’exercice du pouvoir de décision.

Comment s’assurer que la lutte contre le racisme ne se limite pas à de « bonnes intentions »? Pour que l’ÉU soit cohérente dans son engagement, le Groupe de travail sur les ministères interculturels avait recommandé que le CG invite des « observateurs interculturels », dont le rôle serait d’assurer la pleine participation des personnes racisées et l’expression des voix minorisées.

Deux personnes ont été invitées à jouer ce rôle : le pasteur Paul Douglas Walfall, de First United Church, à Fort Saskatchewan, et Sharon Ballantyne, de Dunsford United Church.

En présentant son rapport (voir la vidéo de la séance finale, à partir de 38:20), le pasteur Walfall a dans un premier temps expliqué comment différentes circonstances à l’intérieur de l’Église Unie ont engendré chez lui le sentiment d’y être « invisibilisé ». Il a ensuite souligné que l’expérience du racisme vécue par chaque personne racisée à l’intérieur de l’ÉU était réelle, mais qu’au cours du 43e CG, celle-ci n’avait pas été vraiment mise devant la nécessité de faire face au racisme et aux privilèges accordés aux Blancs en son propre sein.

L’observateur a ensuite posé la question : « Nous avez-vous écoutés et pris au sérieux quand nous avons parlé de ce que nous subissons comme personnes à la peau noire ou brune? » Évoquant ce que l’ÉU pourrait être, il a par la suite ajouté : « Chaque fois que nous constatons qu’une voix est absente, essayons d’entrer en dialogue avec cette personne. »

En réponse à cet appel, des jeunes délégués ont pris l’initiative de soumettre au CG une proposition touchant la nécessité de demander pardon aux personnes racisées et, à partir de ce moment même, de transformer les pratiques et procédures. Après une pause et encouragée par quelques interventions, la modératrice Jordan Cantwell, qui présidait la séance, a choisi de créer immédiatement un espace d’expression, en invitant les personnes en position de privilège à céder le micro aux personnes racisées. La rediffusion de la suite de cette séance (à partir de 1:39 :09) offre une occasion de les écouter. Notons que quelques-uns de ces témoignages proviennent de personnes déléguées s’exprimant en français.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *