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Hommage à Manu Dibango

| ARTICLES ET REPORTAGES |
| par Demanya Kofi Akoussah et Isaac Kamta |

 

 

Le décès du grand musicien d’origine camerounaise a touché des milliers de personnes. Au Cameroun, partout en Afrique, parmi la diaspora, sur tous les continents, et certainement au Canada et au Québec.

Les pasteurs Demanya Kofi Akoussah, de l’Église Unie Saint-Marc, et Isaac Kamta, de la Mission protestante francophone de l’Église Unie à Toronto, nous parlent d’une seule voix de la place que Manu Dibango continuera d’occuper dans nos mémoires.

Mentionnons que la chanteuse Julie Akofa Akoussah, également évoquée dans cet hommage, est la sœur du pasteur de Saint-Marc, originaire du Togo.

 

Le grand baobab du saxo africain vient de tomber! La musique africaine s’est vue une fois encore amputée de l’un de ses membres, le grand artiste, chanteur et compositeur : Manu Dibango, le Géant africain de la musique universelle n’est plus.

Mais comme le dit cet écrivain : « La beauté de la mort, c’est la présence. Les morts sont des invisibles, ils ne sont pas absents. »  Effectivement, le Roi du saxo africain n’est pas absent. Sa voix s’est éteinte certes sur certains plans, mais continuera à retentir dans nos oreilles pour toujours.

Très coopératif, il a mis son art et ses talents au service de beaucoup d’artistes en Afrique et dans le monde. On se rappelle encore ses récits du soir au village, chantés avec Julie Akofa Akoussah, la voix d’or de la chanson togolaise, qui l’a devancé le 24 avril 2007 à la suite d’une maladie à Paris. Les deux nous marquent par ce chiffre 24; Julie est décédée un 24 avril et Manu, un 24 mars. Quel message codé pour nous les vivants?

Très croyant, le Camerounais Manu Dibango n’a jamais oublié l’éducation chrétienne que ses parents lui ont donnée dès l’enfance. Dans une interview accordée à Paris Match en 2019, il déclarait ceci : « En Occident, plus personne ne va à l’église. On a tué Jésus une deuxième fois. On ne croit plus en rien. La spiritualité qui a permis aux peuples chrétiens de bâtir des cathédrales n’est plus là. A la place, les Bouygues! Tu peux tout acheter, et quand tu as tout acheté, tu veux encore. »

De toutes les façons, comme le dit l’Ecclésiaste : « Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux : un temps pour naître, et un temps pour mourir. »

Manu Dibango! Tu n’es pas absent, tu es invisible. Tes œuvres immarcescibles sont gravées de façon indélébile dans nos mémoires et nous nourriront. Nous espérons qu’avec Julie Akofa Akoussah et cette cohorte d’artistes qui t’ont devancé, vous continuerez de louer le Seigneur là-haut, puisqu’au ciel, il n’y a que la louange.

Que dirons-nous donc? Que nous vivions ou que nous mourions, nous sommes au Seigneur.

Nous avons la certitude que tu es dans les bras du Seigneur qui rassure : je ne mettrai point dehors celui qui vient à moi.

Ottawa, le 24 mars 2020

Pasteurs Demanya Kofi Akoussah et Isaac Kamta

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