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Excuses pour les pratiques d’adoption de jadis

Nouveau-né dans un hôpital

Photo : Nenov, iStock

L’Église offre ses excuses pour avoir séparé les mères célibataires de leurs enfants dans ses foyers de maternité

Le 20 novembre 2020 : L’exécutif du Conseil général de l’Église Unie du Canada a aujourd’hui exprimé des excuses pour son rôle dans la séparation des mères de leurs bébés dans les établissements de maternité sous sa direction, de la fin de la Seconde Guerre mondiale à 1980. « Les femmes nous ont raconté qu’elles avaient subi des pressions, des contraintes ou qu’elles avaient été forcées à abandonner leurs bébés, et l’Église reconnaît avoir contribué à cette culture de honte qui entourait les mères célibataires à cette période », déclare le pasteur Daniel Hayward, président du Comité théologie et relations interconfessionnelles et interreligieuses qui a recommandé la présentation de ces excuses.

L’Église a travaillé sur cette question pendant presque dix ans, par des recherches et des consultations auprès des regroupements de mères et auprès de plusieurs autres Églises qui géraient des foyers de maternité. Le pasteur Hayward était le représentant de l’Église Unie aux audiences du Comité sénatorial en 2018 portant sur les pratiques d’adoption, lequel a invité les Églises qui dirigeaient de tels établissements à présenter leurs excuses. À divers endroits au Canada, l’Église Unie a administré directement cinq établissements spécifiquement dédiés à la maternité. De plus, des femmes enceintes ont vraisemblablement été accueillies dans d’autres foyers administrés ou associés à l’Église.

Après 1980, la société autant que l’Église ont changé d’attitude concernant la question de la grossesse chez femmes célibataires et les établissements de maternité ont alors redirigé leurs ressources au soutien des femmes qui souhaitaient élever leurs bébés elles-mêmes.

Les excuses soulignent également le fait que ces pratiques d’adoptions ont privé les hommes de leur droit de connaître leurs enfants alors que les enfants eux-mêmes n’ont jamais eu l’occasion de connaître leur famille d’origine, et très souvent le milieu dont ils étaient issus.

Avec ces excuses, l’Église s’engage à mettre en application un plan à quatre volets visant à confronter toute croyance qui promeut la honte, à honorer la dignité de tout être humain, à offrir son soutien aux familles et « à promouvoir les valeurs de vérité et d’ouverture ainsi que de favoriser la guérison et la réconciliation pour toutes les personnes qui ont subi les contrecoups de l’adoption. »

Les effets de telles pratiques d’adoption se répercutent encore dans la vie des personnes qui les ont subis. De seules excuses ne peuvent effacer une existence de souffrance silencieuse, mais elles peuvent servir de moment tournant dans l’éradication de cette culture de honte qui entourait les jeunes femmes enceintes à une époque où le jugement moral était rapide et sévère. Le texte des excuses déclare : « Nous avons entendu combien vous avez vécu dans la honte et la stigmatisation par l’Église et la société. Nous en sommes profondément désolés. »

Pour information :
Catherine Rodd, crodd@united-church.ca
Cadre dirigeante des communications
L’Église Unie du Canada

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