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Des millions de personnes en Amérique latine sont confrontées à la pauvreté extrême et à la faim

La quarantaine n’est pas une possibilité quand on vit en situation d’étroite proximité avec ses voisins et qu’on ne peut pas nourrir sa famille.

Coordonnateur des programmes de l’Église Unie, Jim Hodgson, en compagnie d’enfants à Los Altos, en Bolivie. Photo : Jim Hodgson/L’Église Unie du Canada

L’Amérique latine est le nouvel épicentre du coronavirus. Depuis la mi-mai, l’augmentation quotidienne des cas d’infection au coronavirus qui y sont enregistrés a éclipsé celle des États-Unis et celle de l’Europe. Certains pays latino-américains sont plus touchés que d’autres; par exemple, le nombre de décès liés à la COVID-19 au Brésil a dépassé celui de l’Italie et s’élève aujourd’hui à plus de 51 000.

Si les inégalités économiques outrancières et le peu de développement des systèmes de santé ont contribué à alimenter le brasier du coronavirus, les régimes régressifs de certains pays l’attisent en soufflant sur les braises.

« Au Brésil, le président [Jair Bolsonaro] continue de nier les faits scientifiques et d’ignorer les conseils des spécialistes, dont son propre ministre de la Santé, déplore Carlos Rauda, représentant régional de l’Alliance ACT en Amérique latine et dans les Caraïbes. Il a tendance à minimiser l’importance et la létalité du virus, ce qui a eu pour effet de faire du Brésil le deuxième pays le plus touché, après les États-Unis. »

Même lorsque des mesures de santé publique sont recommandées, dans certains des endroits les plus pauvres, il est impossible de les suivre pour des raisons de survie. Par exemple, plus de la moitié des travailleuses et des travailleurs latino-américains n’ont pas d’emploi stable et s’efforcent à la place de gagner maigrement leur vie en faisant un travail informel, comme cirer les chaussures ou vendre de la nourriture dans la rue. Des millions de personnes vivent entassées dans les favélas et des quartiers surpeuplés.

La quarantaine n’est pas une possibilité quand on vit en situation d’étroite proximité avec ses voisins et qu’on ne peut pas nourrir sa famille.

Depuis l’an 2000, Jim Hodgson est coordonnateur des programmes de l’Église Unie dans le cadre de nos partenariats en Amérique latine et dans les Caraïbes. Il décrit les effets qu’ont les dons à Mission & Service dans ces régions durement touchées de la façon suivante :

« Les partenaires comptent sur les contributions à Mission & Service et les dons dans le cadre d’appels d’urgence comme l’appel mondial auquel nous invitons actuellement les gens à répondre, affirme Hodgson alors qu’il décrit les répercussions de ces dons sur la vie des gens. Sur le terrain, notre soutien fait en sorte que des gens peuvent partager un repas dans une cafétéria en Colombie, boire de l’eau saine provenant d’un puits communautaire au Nicaragua ou bénéficier d’un prêt modeste pour améliorer la rentabilité d’une petite entreprise familiale au Guatemala. Des vies peuvent être sauvées grâce au travail de défenseurs des droits de la personne en Colombie ou d’artisans de la paix au Salvador », déclare Hodgson, qui encourage les Canadiennes et les Canadiens qui ont les moyens de contribuer à le faire dès maintenant.

« La crise de la COVID-19 a forcé de nombreuses organisations humanitaires de partout dans le monde à effectuer des ajustements en raison de la diminution de leurs revenus provenant du public ou de gouvernements », poursuit-il, ajoutant que la pandémie a provoqué une augmentation importante des taux de chômage dans le monde entier. Les gouvernements ont dû changer leurs priorités, même si les organisations humanitaires ont tiré la sonnette d’alarme quant à l’augmentation de la faim dans le sillage de la COVID-19. En Amérique latine, le nombre de personnes qui pourraient glisser dans la pauvreté extrême et la faim cette année est estimé à 83,4 millions.

« Nous savons que de nombreuses familles au Canada sont également touchées, mais nous espérons que les personnes qui ont la chance d’avoir toujours un revenu stable feront un petit effort de plus pour donner à ceux et celles qui sont dans le besoin à l’étranger », souhaite Hodgson.

Contribuez à améliorer le sort des personnes les plus vulnérables de la planète. Faites un don dès maintenant. Votre soutien aux gens plus vulnérables de partout dans le monde permet de sauver des vies. Nous vous en remercions.

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