L'Église Unie du Canada

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Cette planète, novembre 2018

| ARTICLES ET REPORTAGES |

| Par Suzanne Grenier |

 

Sommes-nous prêts à agir? L’Espérance en nous propose une riche réflexion œcuménique en vue d’une réponse collective à la crise écologique.

Anthropocène, une exposition d’art contemporain qui invite le public à explorer l’impact de l’empreinte humaine sur Terre à travers la photographie, la vidéo et les technologies interactives (Musée des beaux-arts, Ottawa, jusqu’au 24 février 2019. Photo : Suzanne Grenier.

 

Ce samedi 10 novembre aura lieu à Montréal ce qui s’annonce comme une des plus grosses manifestations environnementales des dernières années. Le but du ralliement est d’interpeler les gouvernements – à tous les paliers – sur les choix énergétiques, notamment. Dans la même foulée, 400 personnalités québécoises viennent de lancer un Pacte de la transition qui nous incite tous à passer à l’action par-delà les divergences pour réduire notre empreinte écologique. La gravité des enjeux appelle la responsabilité tant individuelle que politique, et de nouvelles solidarités.

En 2012, le groupe de Dialogue entre l’Église catholique et l’Église Unie au Canada a entrepris d’examiner les réponses des Églises à la crise écologique, en souhaitant se placer ainsi en dialogue avec le large réseau religieux et laïque qui suit ce dossier. Le point de départ du questionnement allait toutefois être celui des communautés croyantes : « Plusieurs questions nous ont aidés à orienter notre discussion : quelle est notre théologie de la création, de la Terre et de la place que nous y occupons, de l’environnement et de son avenir? Dans le contexte actuel, quels sont les enjeux décisifs pour les Églises, aujourd’hui et demain? En particulier, qu’est-ce que nos deux Églises devraient faire ensemble et avec d’autres? » L’Espérance en nous rend compte de cette démarche.


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DES RESSOURCES CHRÉTIENNES POUR LA SAUVEGARDE DE LA TERRE

La réflexion théologique dans L’Espérance en nous fait ample référence à l’encyclique du pape François Laudato Si’, sur la sauvegarde de la maison commune et à la déclaration de foi de l’Église Unie du Canada, Notre foi chante.

Une vision commune en ressort : « Nous affirmons que la présence divine imprègne toute la création, qu’elle maintient une relation dynamique entre tout ce qui existe, et qu’elle nous appelle à dépasser nos perspectives anthropocentriques pour en venir à affirmer et à respecter consciemment toute la vie et toute la création ».

Le groupe de Dialogue ajoute : « Nous sommes d’accord pour affirmer que parler de création, c’est formuler un énoncé véridique au sujet de la réalité, énoncé qui ne heurte ni les conclusions scientifiques ni d’autres modes de connaissance, mais qui vient les compléter. »

Devant les limites de l’anthropocentrisme, l’interprétation des textes fondateurs permet de redécouvrir la place des êtres humains dans la création, en considérant la responsabilité de la protéger. La notion d’« écologie intégrale » y est nourrie. Plusieurs passages bibliques, comme les Psaumes, aident par ailleurs à « passer du découragement à l’espérance ».

Les ressources spirituelles pour affronter les changements climatiques comprennent aussi les rites sacrés et la prière. « Ces gestes sont l’étape intermédiaire entre les visions idéales et les pratiques sociales concrètes », souligne le document.

 

DEVENIR DES DISCIPLES ÉCOLOGISTES

L’Espérance en nous constitue un appel à l’action et encourage les communautés de foi à devenir des lieux d’éducation théologique et environnementale animés par des « disciples écologistes ». Le document propose des outils et des voies d’accès concrètes :

  • Une liste de suggestions générales en matière d’éducation et de pratiques exemplaires (p. 21);
  • Un guide pour accompagner la lecture et les échanges sur la création et la crise écologique (Annexe I, p. 26);
  • Une vigile conçue en vue de l’initiative internationale « Une heure pour la Terre » mais pouvant servir dans d’autres contextes (Annexe III, p. 32);
  • La liaison avec trois projets pancanadiens, soit le Réseau des églises vertes, le réseau interreligieux La foi et le bien commun et le travail pour la justice écologique de Kairos.

 

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