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Camino de Emaús se rend à l’Église Unie Saint-Marc

Que se passe-t-il quand l’Amérique latine rencontre l’Afrique francophone en plein cœur d’Ottawa? Il se produit un grand plaisir d’être ensemble… malgré la pluie printanière!

C’est presque devenu une tradition : au printemps, la communauté principalement hispanophone de Camino de Emaús et la pasteure Rosa Donoso-Cruz se rendent à Ottawa en autobus pour voir les tulipes et rencontrer la « famille élargie » dans la paroisse que sert le pasteur Edward Barbezat.

Cette année, il a plu sur les tulipes, et cela a tout simplement donné plus de temps pour les réjouissances. « Beaucoup de joie! On a chanté ensemble, on a dansé, on a bien mangé. C’était la grande fête! », résume le pasteur de l’Église Unie Saint-Marc. Edward Barbezat explique que sa paroisse implantée au centre d’Ottawa est une « île francophone dans une mer anglophone ». Saint-Marc n’est donc pas exactement une paroisse de quartier : les gens de toute la région de Ottawa-Gatineau se déplacent pour y trouver une communauté de foi protestante dont les activités se déroulent en français. Autre trait particulier, plusieurs des personnes qui fréquentent la paroisse sont originaires de différents pays de l’Afrique francophone.

« Ce qui m’a frappé, c’est la convivialité entre les Latinoaméricains et les Africains. Ils se comprennent bien. Ils ont connu des problèmes d’injustice dans leurs pays, avant de venir ici. Ce sont des communautés immigrantes, qui ont beaucoup en commun », ajoute le pasteur. Il souligne qu’une collecte spéciale a été faite pour financer le repas et assurer un bel accueil, et que les gens de la paroisse y ont contribué avec enthousiasme et générosité. Le jour même, des membres de la communauté venant du Burundi ont été très tôt aux fourneaux, et le festin a mis à l’honneur des mets de ce pays. Des plats d’Amérique latine se sont aussi bien sûr retrouvés sur la table. La danse était bien présente, et les rythmes des deux continents se sont aussi entremêlés.

« Nous étions sœurs, frères, tous égaux. N’est-ce pas de ce monde sans différences dont nous rêvons, comme chrétiens? », s’exclame Rosa Donoso-Cruz quand on lui demande quels ont été les faits saillants de la rencontre. La pasteure explique par ailleurs que Camino de Emaús est une communauté de foi rattachée à l’Église Unie, mais que toutes les personnes qui s’y retrouvent ne sont pas membres de l’Église. Cette inclusion dans le respect est aussi pour elle remarquable : « Nous avons terminé la rencontre avec la prière, et ça a été un moment vraiment touchant. Le groupe n’est pas exclusivement religieux, et pourtant tout le monde y a participé! »

— Suzanne Grenier, pour Aujourd’hui Credo

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