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Solidarité avec les personnes LGBTA+ de Tchétchénie et du monde entier

À l’approche des célébrations de la Fierté dans nos milieux, puisse Dieu nous inspirer le désir de bâtir des ponts d’espoir et d’amour plutôt que des murs de haine et de peur.

Au cours de l’été, des milliers de personnes au Canada participeront aux activités de la Fierté pour célébrer la vie et la liberté des personnes LGBTA+. Ce ne sera pas le cas en Tchétchénie ni en Ouganda, en Zambie, en Arabie Saoudite, en Irak et dans plusieurs autres pays.

Au cours des derniers mois, les médias d’information ont fait état des nombreux incidents de détention, de torture et même d’assassinat d’hommes gais en Tchétchénie. Évoquant une purge anti-LGBT systémique, ces hommes sont apparemment détenus dans ce que des organisations de défense des droits de la personne qualifient de camps de concentration. Des rapports mentionnent que des familles d’hommes gais ont même été incitées à « laver leur honneur » en tuant leurs enfants, à défaut de quoi l’État interviendrait.

L’Église Unie du Canada condamne vivement la violence exercée à l’endroit des personnes LGBTA+ en Tchétchénie, de même que la violence et l’oppression subies au quotidien par les personnes LGBTA+ à travers le monde.

Dans la lutte mondiale pour l’égalité, des progrès réels ont été réalisés dans plusieurs régions du monde, mais l’homosexualité est toujours illégale dans 72 pays, et est passible de la peine de mort dans 13 pays – ce qui est mis en application dans au moins huit d’entre eux. Les personnes transgenres et de sexualités diverses sont aussi confrontées à des violences extrêmes. On rapporte que 2 343 d’entre elles ont été assassinées dans 69 pays depuis 2008. L’année dernière fut la plus meurtrière recensée aux États-Unis pour les personnes transgenres, avec 27 meurtres, la plupart d’entre elles étant des femmes d’origines raciales identifiables. Au Brésil, une personne LGBT est assassinée environ toutes les 25 heures. Les meurtres, la violence et l’oppression sont choses courantes dans plusieurs endroits en Afrique et au Moyen-Orient.

Les Nations Unies appellent la communauté internationale à faire face aux problèmes de violence et de discrimination contre les gais. En juin 2016, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté une résolution condamnant toute violence à l’encontre des personnes LGBT. Peu après, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a annoncé la nomination d’un expert indépendant pour surveiller la violence à l’encontre des personnes LGBT à travers le monde.

Les actes de violence et l’oppression existent aussi au Canada. Il n’y a pas si longtemps, l’homosexualité était illégale ici aussi. En 2013, 186 rapports de police ont fait état d’incidents qualifiés de crimes haineux fondés sur l’orientation sexuelle. Presque un tous les deux jours! Aujourd’hui, les personnes transgenres et de sexualités diverses au Canada luttent toujours pour bénéficier de la protection de la Loi canadienne sur les droits de la personne et celle du Code criminel.

L’Église Unie du Canada croit que tous les êtres humains sont créés à l’image de Dieu, peu importe leur orientation sexuelle, leur identité de genre ou leur mode d’expression. Pourtant, alors que nous cherchons à éliminer l’homophobie et la transphobie, nous reconnaissons qu’elles se retrouvent en nous. Nous reconnaissons que la religion (dont le christianisme), l’homophobie et la transphobie s’appuyant sur des motifs religieux contribuent à la violence et à la discrimination vécues par les personnes LGBTA+. Et nous pleurons devant toute la souffrance, la peine et les vies perdues à cause de la religion, tant au Canada que dans le monde entier.

En tant que chrétiennes et chrétiens, et en tant que Canadiennes et Canadiens, ils nous incombent d’être davantage conscients de la discrimination envers les personnes LGBTA+. Les membres de l’Église Unie sont conviés à agir pour que toute personne, peu importe son orientation sexuelle ou son identité de genre, puisse jouir pleinement de ses droits humains et citoyens dans la société, pour mettre un terme à toutes formes de discrimination à leur égard et pour apporter leur soutien aux victimes d’une telle discrimination.

Une façon claire de le faire est de promouvoir le parrainage de réfugiés LGBTA+. L’Église Unie a établi un partenariat avec la Rainbow Refugee Society pour le parrainage de réfugiés LGBTA+, et trouve d’autres façons de soutenir les personnes qui proviennent de Tchétchénie, d’Ouganda, de Zambie, de Russie, d’Iran, de Syrie et de plusieurs autres pays.

Il y a bien d’autres façons dont les membres de l’Église Unie sont conviés à vivre concrètement leur engagement en faveur de la justice et leur solidarité avec notre famille LGBTA+ ici au Canada et à travers le monde.

  • S’associer à un ministère inclusif.
  • S’enquérir auprès d’Affirm United/S’affirmer Ensemble sur la manière de devenir un ministère inclusif.
  • Participer à une célébration de la Fierté dans votre milieu.
  • S’associer à d’autres personnes de votre milieu pour vivre pleinement l’acceptation et l’inclusion.
  • Inviter les membres de votre communauté de foi à s’associer à d’autres communautés de foi pour une prière qui exprime l’amour et la sollicitude envers les personnes LGBTA+.
  • Prier pour les personnes LGBTA+ du monde entier.

Alors que les communautés LGBTA+ à travers le monde soulignent les célébrations de la Fierté, puisse Dieu, que nous adorons, nous inspirer le désir de bâtir des ponts d’espoir et d’amour plutôt que des murs de haine et de peur.

Note au sujet de l’acronyme LGBTA+ : lesbienne, gai, bisexuel, transgenre, transsexuel, berdache, altersexuel, en questionnement (le « + » veut marquer l’inclusion d’autres identités dont intersexuel, asexuel, tous genres, et autres). Le langage est contextuel, en constante évolution; cet acronyme qui se veut inclusif de la diversité des identités sexuelles, de genres et de leur expression, est forcément imparfait. Nous reconnaissons aussi que les personnes d’origines raciales identifiables et les personnes autochtones (plusieurs ne s’identifiant pas à la mention berdache) se sentent mises en marge sinon occultées au sein de la communauté LGBTA+.

Une réponse à

  1. Nicole Hamel says:

    Quel bon résumé de la situation. Des pistes concrètes de suggestions d’engagement.

    Je suis fière d’être reliée à une Église inclusive.

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