L'Église Unie du Canada

Menu

Actualités

Message de la modératrice : Appelés à prendre soin de notre prochain

Une femme passe à côté d’une vache morte à Dong Boma, un village dinka dans l’État du Jonglei, au Soudan du Sud, le 12 avril 2017. Mention de source : Paul Jeffrey/ACT Alliance

« Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire; j’étais un étranger et vous m’avez recueilli… » Matthieu 25,35

Chers membres de la famille des fidèles de l’Église Unie du Canada,

Je fais appel à votre compassion, à votre soif de justice et à votre humanité partagée avec tous les enfants de Dieu. Notre prochain a besoin de nous, de notre prière, de notre solidarité et de notre engagement à œuvrer ensemble pour notre bien-être commun.

Le Conseil des Églises de toute l’Afrique, en collaboration avec le Conseil œcuménique des Églises, a décrété le 21 mai 2017 Journée mondiale de prière pour mettre un terme à la famine.

Les Nations Unies ont qualifié la situation de malnutrition sévère et de famine au Nigéria, au Soudan du Sud, en Somalie, au Kenya et au Yémen, de plus importante crise humanitaire dans le monde depuis 1945. Les chiffres sont effarants. Vingt millions de personnes sont au bord de la famine. Des millions souffrent des conséquences de la sécheresse et de la pénurie alimentaire. Nos partenaires internationaux dans cette région du monde nous rappellent les effets persistants de cette sécheresse prolongée puis maintenant, dans certaines régions du sud de l’Afrique, des inondations qui entretiennent les pénuries alimentaires à l’échelle locale aussi bien que régionale. Il y a un besoin urgent d’une réponse internationale rapide et efficace.

Jusqu’à maintenant, la réponse internationale à cette crise a été inadéquate, mettant ainsi des millions de personnes en péril, confrontées à des souffrances inimaginables et à la mort.

En tant que membres de la communauté mondiale et gens de foi, nous sommes appelés à prendre soin de notre prochain, à protéger sa vie et sa dignité, comme s’il s’agissait des nôtres. Contribuer à l’appel d’aide aux personnes affligées par la famine de l’Église Unie du Canada est une manière d’incarner cette réponse compatissante. Les sommes recueillies durant cette campagne iront au soutien de l’intervention sur le terrain pour acheminer une assistance alimentaire indispensable et pour pallier d’autres besoins urgents.

Comme Église, nous sommes appelés à bien davantage. Il importe de comprendre pourquoi les agriculteurs ne peuvent cultiver les terres ni produire la nourriture nécessaire à la population. Il nous faut écouter les voix de toutes ces personnes en détresse, constater leur résilience et honorer les solutions qu’elles proposent.

En Afrique, la plus grande partie des aliments sont produits par de petits agriculteurs. Les changements climatiques ont amené une sécheresse persistante et dévastatrice, occasionnant des pénuries en eau et en nourriture. Les tendances météorologiques saisonnières qui permettaient de déterminer le moment propice des semences comme le choix des cultures étaient autrefois prévisibles; elles ne le sont plus. Des conflits incessants dans plusieurs endroits dans le monde amènent le déplacement de populations, les familles fuyant la violence, forcées d’abandonner leurs foyers, leurs terres, leurs moyens de subsistance.

Nicta Lubaale, secrétaire général de l’Organisation des Églises institutionnelles d’Afrique, déclare :

« La répétition des situations de famine exige une réponse tangible pour confronter les changements climatiques et les autres causes; l’heure des discussions dans des salles de conférence est terminée. Il nous faut travailler sur des initiatives stratégiques concrètes pour soulager les personnes les plus vulnérables… Nous ne pouvons nous résigner à vivre avec l’ignominie de la faim. Il nous faut faire bien davantage. »

Ce 21 mai 2017, je vous invite à nous rejoindre, moi et des gens de partout au monde, dans la prière pour mettre un terme à la famine comme à la guerre, à la pauvreté et à la dégradation de la création qui en sont bien souvent les racines.

La prière est puissante. Alors que nous prions pour les personnes confrontées à la famine, nous demandons du même souffle que Dieu nous transforme; que Dieu nous accorde la sagesse, le courage et la compassion pour promouvoir et susciter les changements dans le monde. Puissent nos prières attiser parmi nous le feu de l’Esprit divin et ainsi mobiliser des gens d’ici et de partout au monde dans une action commune pour faire advenir la paix et mettre un terme à la famine et à la violence!

Avec vous dans la foi et l’espérance,

Jordan Cantwell, pasteure et modératrice
L’Église Unie du Canada

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *