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La Révision globale ADOPTÉE !

Résultats basse resStéphane Gaudet

Beaucoup croyaient que les délégués au Conseil général, après avoir passé quatre jours à discuter du libellé de la seule proposition 3 du comité de séance, n’auraient jamais le temps de voter sur ses sept propositions avant que le 42e Conseil général ne prenne fin vendredi soir. Eh bien, ils l’ont fait !

Une motion omnibus, qui incluait toutes les propositions du comité de séance sur la Révision globale telles qu’amendées par le Conseil général en plénière au cours de la semaine, a été adoptée à une écrasante majorité de 95 %.

Près de la moitié (environ 90) des quelque 190 propositions dont devait disposer le 42e Conseil général portaient sur la Révision globale. Elles émanaient des synodes de partout au Canada. Un comité de séance avait été formé et avait commencé à travailler dès mercredi le 5 août pour mettre de l’ordre dans ce flot de propositions dont certaines disaient la même chose et certaines étaient antinomiques. Le travail du comité de séance consistait par exemple à fusionner les propositions semblables, indiquer celles qui deviendraient caduques en cas d’adoption d’une proposition contraire, entre autres tâches. Sur la base des propositions reçues, ils sont arrivés à une feuille de route de sept propositions seulement. C’est sur ces propositions et non plus directement sur celles du Groupe de travail sur la révision globale que les délégués ont été appelés à travailler en plénière avant de voter.

Si les délégués ont mis assez peu de temps à se mettre d’accord sur le libellé de la proposition 1 concernant l’initiative Discerner l’esprit et de la deuxième sur les ministères autochtones, ils ont été accaparés du mardi au vendredi par la proposition 3 qui porte sur le modèle à trois conseils et sur les compétences, le fonctionnement, la composition de chacun de ces conseils. Une fois venus à bout du libellé de cette proposition énorme et complexe vendredi matin, on savait d’ores et déjà que le Conseil général irait dans le sens d’un modèle à trois instances – conseil ecclésial, conseils régionaux, communautés de foi – pour remplacer la structure à quatre niveaux actuelle (Conseil général, synodes, consistoires, paroisses) qui remonte à la création de l’Église en 1925.

Les discussions ont été plus rapides vendredi après-midi sur les propositions 5 (explorer l’idée de la création d’une association ministérielle), 6 (financement de la nouvelle structure, y compris compressions de 11 millions d’ici 2018 dans le budget du Conseil général, soit le tiers du total) avec mise sur pied d’un groupe de travail chargé de proposer un système précis pour les cotisations obligatoires que devront désormais payer les communautés de foi, et la septième qui porte sur les renvois nécessaires.

Vendredi soir, le modérateur sortant Gary Paterson a suggéré à l’assemblée de voter en bloc toutes les propositions retravaillées. Émue, la Québécoise Cathy Hamilton, qui était présidente du Groupe de travail sur la révision globale, a tenu à être la proposeure de cette motion omnibus. Et c’est dans les larmes et la joie que les membres du groupe de travail se sont sautés au cou au moment ou les résultats du vote électroniques sont apparus à l’écran : 95 % pour, 4 % contre, 1 % d’abstention.

Les principales différences entre le texte adopté par le 42e Conseil général vendredi soir et les recommandations de la Révision globale se situent surtout au plan du rôle d’episkopos, soit la supervision des pasteurs. La Révision globale proposait un collège ministériel, sur le modèle des différents collèges et ordres professionnels chargés de la déontologie dans leur profession. Les délégués au 42e Conseil général ont préféré conserver au niveau régional cette compétence présentement assumée en grande partie par les consistoires tout en souhaitant créer un bureau national des vocations dont la responsabilité serait, entre autres, d’établir les critères de formation et d’accréditation du personnel ministériel, d’évaluer l’aptitude d’une personne à devenir pasteur-e, d’assurer la discipline et de recevoir les plaintes, et de répondre aux demandes d’aide émanant des conseils régionaux.

Le Conseil général a aussi écarté l’idée de la Révision globale d’un grand conseil ecclésial qui serait composé des représentants  de chaque communauté de foi au Canada. Comme dans le modèle actuel, les délégués au conseil ecclésial seront élus par l’instance régionale, qui elle regroupera des délégués des communautés de foi de son territoire.

Avant d’entrer en vigueur, ces changements devront faire l’objet de plusieurs renvois auprès des consistoires et des charges pastorales et de précisions de la part de la secrétaire générale, notamment quant au nombre de régions. L’Église Unie 2.0 n’est donc pas pour demain matin.

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