L'Église Unie du Canada

Menu

Actualités

Les hauts et les bas en 2016, selon la modératrice

Lorna Standingready et Alberta Billy. Photo : Sara Stratton

Jordan Cantwell nous parle des événements de l’année dernière qui l’ont marquée – ceux qui lui ont donné de l’espoir et ceux qui l’ont profondément attristée.

Quel a été l’événement le plus touchant pour vous en 2016?

Lorsque j’ai vu Lorna Standingready (anciennement une Ancienne du Synode autochtone) et Alberta Billy (qui, en 1985, a demandé au Conseil général d’offrir des excuses) réunies lors de la cérémonie à Sudbury, en Ontario, soulignant le 30e anniversaire des excuses offertes aux Premières Nations. C’était magnifique et touchant de les voir toutes les deux, tête contre tête, partageant un grand moment de consolation mutuelle et d’amitié.

Quel a été le moment le plus joyeux pour vous?

Pendant une conférence jeunesse à Vancouver, j’ai été émue aux larmes en voyant des jeunes bras dessus bras dessous qui chantaient et priaient. Il régnait dans la salle un sentiment d’unité et de communauté incroyable, un débordement d’amour.

Quel a été le moment le plus triste pour vous?

J’ai eu le privilège de participer à une cérémonie de deuil à Norway House et j’y ai entendu d’innombrables récits de perte. Pourtant, même au cœur de toutes ces peines, on sentait une incroyable résilience au sein de la communauté, une résilience qui tissait un sentiment de solidarité et de guérison malgré le poids des souffrances de chacun et chacune.

Y a-t-il un événement ou une situation qui vous a mise en colère?

Lors d’un séjour en Indonésie, nous avons visité une communauté établie tout juste en bordure d’un cours d’eau traversant Jakarta. Je n’avais jamais vu d’eau aussi dégoûtante, elle était huileuse et brunâtre, avec des déchets qui flottaient. Les gens n’ont que cette eau infecte pour cuisiner et se laver. J’étais horrifiée à l’idée qu’on puisse vivre dans de telles conditions, mais je me suis rappelé que même au Canada, plusieurs communautés des Premières Nations vivent sans eau potable. Cette situation est carrément inadmissible.

Quel a été le moment le plus embarrassant pour vous?

Lors d’un événement jeunesse au Synode de London, nous jouions à un jeu à l’extérieur où il fallait courir. J’étais très concentrée sur le jeu, jusqu’à ce que je trébuche et tombe. J’en ai eu le souffle coupé. Ce fut un moment vraiment gênant pour moi, qui trahissait mon âge beaucoup plus que je ne l’aurais voulu.

Y a-t-il autre chose qui vous vient à l’esprit?

La réponse formidable à la crise des réfugiés provenant de tous les coins de l’Église. Je pense que je n’ai pas visité une seule communauté cette année qui n’ait été associée au parrainage d’une famille réfugiée. Ce niveau extraordinaire de sollicitude, de compassion et d’appui envers des gens dans le besoin ailleurs que chez nous est vraiment remarquable.

– La modératrice Jordan Cantwell a été interviewée par Paul Russell, coordonnateur des communications au Bureau de la modératrice et de la secrétaire générale.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *